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dimanche, 06 janvier 2013

Politique nationale Plus de 630 jours d’arrestation arbitraire Michel Gbagbo, victime de la haine au pouvoir

 

Notre voie-6/1/2013

Michel Gbagbo est en prison, depuis le 11 avril 2011 que Laurent Gbagbo, son père, a été renversé. Le fait est incompréhensible. Mais surtout, il impose à notre conscience de citoyens, la logique selon laquelle, quand la haine s’installe au pouvoir, la République perd le sens de l’étique. Et de l’équité. Ce que l’on peut considérer, comme la carrière politique de Michel Gbagbo ne se limite strictement qu’à une appartenance dans les années 90, à la Jeunesse du Front Populaire Ivoirien (JFPI). De surcroit, pendant les dix années de règne de son géniteur, il n’avait eu aucune responsabilité politique dans la gestion des affaires de l’Etat. Et n’était pas non plus pressenti pour succéder à son père. Comme les enfants Eyadema, Bongo et Bozizé. Et pourtant, l’écrivain et universitaire de 42 ans, a emprunté, de façon tragique, le destin de son père, Laurent Gbagbo, homme politique. Ses premiers heurts avec la prison datent du 18 février 1998. A l’occasion d’une marche pacifique, le Premier ministre d’alors, Alassane Dramane Ouattara avait fait arrêter l’opposant Gbagbo. Michel qui rendait visite à son père au camp Agban, où il était détenu, fut à son tour arrêté par le régime Pdci, que servait Alassane Ouattara. Simone Gbagbo était également emprisonnée dans le même camp. Avant que les trois ne soient transférés à la Maca. Mais des années plus tard, Gbagbo, son épouse et son fils ont encore rendez-vous avec Alassane Dramane Ouattara, entre temps, installé comme chef de l’Etat. En effet quand survient le renversement de Laurent Gbagbo, par la France et l’Onuci, Michel manque de très près, d’être assassiné. Ces bourreaux, les pro Ouattara, ne se contentent pas de le battre à sang, ils le déportent quelques jours après, dans une des prisons du nord du pays.

Michel Gbagbo ou la victime de la haine au pouvoir
Cela fait donc, aujourd’hui, 634 jours, que Michel Gbagbo est en détention dans la ville de Bouna. Et autant de jours, que le pouvoir des « ratrappeurs » lui impose un régime abject de maltraitance. A cause des méchancetés du pouvoir et les conditions inhumaines de sa détention, Michel a frôlé plus d’une fois la mort. Au plus fort des traitements inhumains qu’il subis, Il a même été transféré d’urgence, de sa prison de Bouna, à la Pisam à Abidjan. Mais quand le pouvoir a estimé, qu’il pouvait retourner dans sa cellule à Bouna, il l’a fait retourner. Ainsi, après plus de 6OO jours de détention, aucun calendrier n’est prévu pour, ne serait-ce qu’instruire son dossier et feindre d’expliquer son arrestation. Aucune volonté de la part du pouvoir pour conduire à terme, la procédure qui aurait pu justifier sa libération. Sa détention est autant arbitraire et fantaisiste que le sont les accusations de crimes de sang et crimes économique portées contre lui. Personne ne comprend ces violations profondes des droits du fils de Laurent Gbagbo en dépit des nombreuses manifestations d’indignation et d’interpellation. Car outre les organisations humanitaires, les occidentaux multiplient des interpellations en vue de la libération de Michel Gbagbo. Toutes rencontrent un parapluie d’indifférence et un mur de haine. Chaque fois, le pouvoir Ouattara durcit sa position, au point de faire mentir, la presse française et plusieurs observateurs, qui espéraient que de la Pisam, Michel, le franco ivoirien serait rapatrié en France. Au bout du compte, tout le monde a compris que c’est la haine qui nourrit cette obsession et cet acharnement inacceptables contre Michel Gbagbo. Et que, c’est au nom de cette haine implacable que le père, la belle mère et la grand-mère de Michel subissent le pouvoir.

Armand Bohui
bohuiarmand@yahoo.f

13:38 Écrit par Bermudas Weed | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

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