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vendredi, 15 février 2013

Que peuvent attendre les démocrates du verdict de la CPI contre Gbagbo ?

Le prochain verdict de la CPI contre Gbagbo est d’ores et déjà connu. Que peut-on attendre d’une structure, dépendant de l’ONU, qui a montré suffisamment qu’elle est un instrument des grandes puissances capitalistes pour condamner surtout les dirigeants patriotes africains qui refusent l’ordre mondial fondé sur l’injustice, la corruption, la violence et le mensonge ? 

Déjà sous le régime de Gbagbo, l’ONU a prouvé clairement son parti pris flagrant pour la rébellion ivoirienne et la CPI est resté indifférente à la requête de Gbagbo d’enquêter sur les crimes perpétrés par les rebelles en Côte d’Ivoire.

Cette organisation dite des Nations Unies dont la CPI est un outil d’asservissement des pays pauvres a chaque fois rédigé des rapports tronqués contre Gbagbo, montrant ainsi que ces écrits, acceptés sans réserve ni amendement par le Secrétaire Général Onusien, étaient déjà rédigés, sur instruction des impérialistes occidentaux et particulièrement français au siège de cette organisation avant que ses représentants ne viennent faire du tourisme en Côte d’Ivoire (CI). De plus, certains membres de l’ONUCI qui manifestaient par leurs rapports un esprit critique vis-à-vis de la rébellion faisaient l’objet de mises en garde et de menaces de licenciement par le représentant de l’ONU en CI.

Il est connu que les agents de la CPI dont les magistrats sont désignés par l’ONU pour se mettre ainsi logiquement au service de leurs maîtres des grandes puissances de ce monde. Comment de tels individus peuvent-ils rendre une justice impartiale ? Il s’agit bel et bien de servir plutôt leurs mandants du Club de Sadiques et Voraces Impérialistes occidentaux (CSVIO).

Pendant la guerre post-électorale et même depuis leur arrivée en CI, les soldats de l’ONUCI et de la Licorne ont combattu malicieusement puis ouvertement pour la rébellion contre Gbagbo en commettant les mêmes exactions et crimes que les rebelles, les dozos et autres mercenaires de la sous-région. On comprend alors aisément pourquoi aucune personne du camp des criminels notoires ne sera traduite devant la CPI, bras séculier de l’ONU.

A preuve, les nombreux crimes de la rébellion et de leurs donneurs d’ordre :

-assassinats de gendarmes désarmés ;

-assassinats de danseuses traditionnelles d’Adjanou ;

-casses de banques et crimes rituels avec la participation de soldats français ;

-tueries de plus de 200 réfugiés  du camp de Nahibly ;

-nombreux meurtres suivis de constitution de fosses communes à Guitrozon, Pélézi, Dania, etc

-nombreuses femmes enceintes violées puis éventrées ; et la liste n’est pas exhaustive.

Ces éventreurs invétérés n’ont fait l’objet de la moindre interpellation de la part ni de l’ONU ni de la CPI. En revanche, c’est toujours le camp du Président Gbagbo lâchement attaqué par les rebelles de Chirac et Sarkozy, Présidents successifs de France, membre permanent du Conseil de Sécurité de l’ONU, disposant du droit de véto, qui a toujours fait l’objet d’un harcèlement médiatique, politique et financier de la part des membres du CSVIO.

On comprend aisément que la France et ses amis du CSVIO ne fassent l’objet d’aucune procédure ou interpellation de la part de la CPI. Cela confirme que celle-ci a été installée pour exercer un chantage sur les Chefs d’Etat opposés à l’exercice de la dictature des dirigeants occidentaux.

Et pourtant, des bombes et missiles ont été largués par des avions et hélicoptères de l’ONU et de la France sur la résidence présidentielle de Gbagbo, lequel, assuré de son éclatante victoire, ne demandait que le recomptage pacifique des voix qui n’aurait engendré aucune perte en vie humaine.

Pour la CPI, tous ses mandants et leurs laquais ivoiriens, c’est Gbagbo qui, le 19 Septembre 2002, a pris les armes contre son propre régime et le peuple de CI pour tuer ses proches collaborateurs tels que le Ministre Boga Doudou et certains officiers supérieurs de l’armée ivoirienne. Quelle incongruité !

C’est encore Gbagbo, le vainqueur de l’élection présidentielle de 2010, qui a pris les armes contre lui-même, décrété la fermeture des banques et l’embargo sur les médicaments à destination d’Abidjan ainsi que les autres monstruosités perpétrées par Sarkozy contre le peuple ivoirien. C’est encore lui qui a armé les rebelles dozos, les mercenaires de la sous-région qui ont attaqué, sur ordre de Sarkozy aux rebelles, les FDS sur tout le territoire ivoirien. Quel masochisme !

En vérité, la France et sa rébellion sont les auteurs des nombreux crimes crapuleux perpétrés dans ce pays de Gbagbo. C’est eux qui, à l’aide d’hélicoptères de combat ont tué des centaines d’ivoiriens en 2004; c’est cette même France qui, par des bombes et des missiles a tué en 2010 des milliers de jeunes ivoiriens massés à la Résidence Présidentielle pour soutenir le Président réélu, le véritable vainqueur. C’est pour masquer ses crimes que cette puissance moribonde a conduit le leader pacifique Gbagbo à la CPI. 

Au vu de ce qui précède, les coupables des crimes en CI, Chirac, Sarkozy, Compaoré, Ouattara, Soro et tous leurs chefs de guerre sont encore en liberté tandis que l’innocent Gbagbo est détenu injustement à la CPI.

Il apparait clairement que Gbagbo a été conduit à la Haye pour des raisons politiques. Cette grossière mise en scène juridique a pour objet de justifier le faux, les crimes de la France en CI et la mise à mort d’un homme politique africain attaché à la démocratie, à l’indépendance politique et économique de l’Afrique, un homme qui a enseigné aux ivoiriens que pour le développement de leurs pays, les africains ne doivent compter que sur eux-mêmes.

D’ailleurs, il n’est pas surprenant qu’aucune ONG des pays dits civilisés ne mentionnent les barbaries de la France, de l’ONU et du CSVIO dans ce pays d’Eburnie.

C’est pourquoi, on peut affirmer sans risque de se tromper que Gbagbo ne pourra être libéré que par la politique. 

Car la CPI, cet instrument politique au service des impérialistes occidentaux ne fera que son travail : maintenir en prison le digne patriote Président Gbagbo.

Comme on l’aperçoit aisément, Gbagbo n’a commis aucun crime. Le seul tort qui lui vaut aujourd’hui d’être vilipendé et emprisonné, c’est son engagement de vouloir faire profiter un tant soit peu les richesses de son pays aux ivoiriens.

Voilà le crime de lèse-majesté que Gbagbo a commis devant la France et les autres impérialistes du CSVIO.

En clair, le verdit de la prochaine audience de la CPI contre Gbagbo est déjà connu. Les charges d’accusation contre Gbagbo, victime d’un coup d’état de la France, seront confirmées par les juges de la CPI et Gbagbo restera enfermé en prison, loin des terres de ses aïeuls. Quelle injustice !

On voit mal la CPI blanchir quelqu’un que la France a condamné. Cette CPI prouve donc bel et bien qu’elle est une Cour Politique des Impérialistes (CPI) pour casser toute velléité d’indépendance véritable et d’autonomie émanant des dirigeants patriotes africains. Pauvre Afrique ! 

08:19 Écrit par Bermudas Weed | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

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