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lundi, 25 février 2013

CRISE IVOIRIENNE: ALLONS, ENFANTS DE TOUS LES PAYS OPPRIMES, LE JOUR DE GLOIRE EST ARRIVE,UN AUTRE MANDELA NOUS EST DONNE PAR LES NEOCOLONIALISTES FRANCAIS.

Libre opinion-25/2/2013

On a volé la cruche de «bandji» (vin de palme). On cherche le voleur, et parmi les personnes présentes sur le lieu, Monsieur Dupont Lajoie alias Sarko-Chirac a la mousse de vin sur le nez et les babines. Il dit pourtant ne consommer que du vin rouge de France et donc n’être pas l’auteur de ce vol.
La morale de cette petite histoire est que la France est le véritable adversaire de Laurent Gbagbo mais nie sa responsabilité et fait des efforts lamentablement insuffisants pour se cacher derrière l’ONU et un parti fantoche, le RDR, qui est là juste pour agir sur instruction de son maître. Voici un rappel de quelques informations qui pourront aider à comprendre la trame de toute cette mise en scène grotesque qui n’honore pas ses initiateurs : une parodie de procès dont l’issue est connue d’avance.

Il faut, par simple bon sens, condamner celui qui a commis un crime. Ce même bon sens veut que celui qui est innocent ne soit pas puni. Dans sa course effrénée pour des intérêts bassement mercantiles, la France cherche à n’importe quel prix à salir la personne de Laurent Gbagbo, un démocrate hors pair des temps actuels de néo libéralisme. Par l’ampleur du mouvement d’indignation à travers le monde entier, la France se rend-elle compte qu’elle fabrique, à ses dépens, un second Mandela ? De quoi s’agit-il?

En 1960, la Côte d’Ivoire accède à l’indépendance nominale avec l’autorisation hypocrite de la France et des accords léonais de défense pour pomper les richesses de ce pays et protéger le régime de Félix Houphouët-Boigny. Pendant le très long règne dictatorial, soutenu par l’Hexagone, de ce premier Président ivoirien, ce pays n’a été sur le plan diplomatique qu’une simple caisse de résonance de la France et sur le plan économique son pourvoyeur en matières premières d’origine agricole : bois, café, cacao, banane, ananas, palmier à huile…pour alimenter les industries françaises.
Mais vers la fin des années 80, la santé d’Houphouët montrait des signes de faiblesse et ne lui permettait plus d’assurer la pleine maîtrise de son pouvoir. A partir de ce moment, pour l’impérialisme français, la question de la succession d’Houphouët se posait car Henri Konan Bédié le successeur légal ne lui inspirait que peu de confiance.
La France cherchait alors une personne sans assise nationale mais intéressée par le pouvoir, une personne de tel profil ne pourra que s’agripper au cordon ombilical de la France pour exercer le pouvoir qui lui sera octroyé. Ce personnage, la France va le trouver en la personne de Alassane Dramane Ouattara dit ADO, un burkinabé qui, on ne sait par quelle pirouette, s’est trouvé à la tête de la BCEAO, un poste réservé à la Côte d’Ivoire.
C’est ce dernier, franc-maçon, adepte de la violence (les nombreuses tentatives de coup d’état, la rébellion, les déclarations de ses chefs de guerre et les siennes pendant le conflit post-électoral de 2010, l’attestent éloquemment) qui a conduit le Président réélu Gbagbo, à la Haye, après son éviction du pouvoir, par les bombes et missiles sarkoziens et onusiens.
A propos du procès historique du Président Gbagbo, on fera peu allusion à l’homme de la Communauté Internationale. Il n’est qu’une dinde que l’impérialisme français engraisse pour la déguster à la prochaine fête de Noël (pour mémoire pensez à Mobutu, Habré, Saddam Hussein, Bongo, Ben Ali, Moubarak, ATT, etc.).
Ici donc, il s’agit du procès de la France représentant les membres du Club de Sadiques et Voraces Impérialistes Occidentaux (CSVIO) contre le Président Gbagbo représentant le peuple ivoirien et l’Afrique digne en lutte pour sa souveraineté. Cela est d’autant plus vrai que dans le film de cette crise (19 septembre 2002-11 avril 2011), l’impérialisme français et l’ONU ont pris leur paire de ciseaux pour extraire toutes les images qui montrent le visage hideux des impérialistes et surtout celui de la France.
Le déclenchement de la rébellion est une réaction au « pouvoir dictatorial du Président Gbagbo », péroraient sans honte les médias occidentaux conduits par l’Agence France Presse (AFP). Quel grossier et sadique mensonge !
A l’élection de Gbagbo en 2000, la prestation de serment n’avait pas encore eu lieu que le RDR, parti de Ouattara, soutenu par la France, a lancé le mot d’ordre « allez prendre le pouvoir, dans la rue ». Il s’en est suivi des manifestations violentes de rue avec morts d’hommes. C’étaient là, sans l’ombre d’aucun doute, les prémices de la rébellion.

Plusieurs actions montrent la pleine implication de la France dans cette rébellion qui prit corps le 19 Septembre 2002. Chassés par l’armée régulière, les rebelles se replièrent sur la ville de Bouaké.
La France a alors demandé trois jours de trêve pour le retrait de ses ressortissants résidant à Bouaké. Il est à rappeler que l’évacuation des français fut un cuisant revers pour Chirac ; bon nombre de ses compatriotes ont préféré rester sur place. Ceux qui ont été contraints de retourner dans l’Hexagone sont revenus très vite car il fait bon vivre dans ce pays de Gbagbo : logements de haut standing avec piscines, plages et soleil disponibles toute l’année, abondance d’aliments bio, bénéfices et autres revenus mirobolants avec primes de toutes sortes, et beaucoup d’autres avantages en espèce et en nature.
Il est vrai que Bouaké est une grande ville mais mettre trois jours pour regrouper la poignée de français y résidant est sûrement trop. L’armée française, abusant de la bonne foi des loyalistes, va profiter de cette longue trêve consentie par le Président Gbagbo pour armer et structurer sa rébellion.
De plus, nonobstant son hostilité affichée pour Laurent Gbagbo, la France s’octroie à dessein le droit de rédiger, comme bon lui semble, tous les projets de résolution de l’ONU relatifs à la crise ivoirienne. La teneur de ces résolutions ressemblait à des feuilles de chou de soutien à la rébellion. Quoi de plus normal, il faut bien entretenir et choyer l’enfant qu’on a mis au monde.
En novembre 2004, le Président Gbagbo, dans le désir de réunifier l’ensemble du territoire et après avoir informé Chirac, a demandé à l’armée ivoirienne de procéder à des frappes ciblées sur les positions des rebelles. D’ailleurs, l’Ambassadeur de France de l’époque avait qualifié ces frappes de scientifiques, louant la maestria de l’armée loyaliste. La France sentant ses protégés en danger va, sous prétexte de la mort de huit de ses citoyens et un américain dont elle a refusé l’autopsie des corps demandée par le camp ivoirien, probablement des mercenaires, détruire lâchement au sol tous les hélicoptères de combat de l’armée ivoirienne et positionner ses chars sur l’esplanade de l’Hôtel Ivoire, tout près de la Résidence du Président de la République. Il s’agissait pour la France de Chirac de mettre fin au pouvoir de Gbagbo, par la force. Un tel comportement ne peut montrer que l’implication pleine et entière de la France contre l’autonomiste Gbagbo.
C’est pourquoi, pour prévenir le syndrome chilien, les populations indignées se sont mobilisées pour faire barrage aux chars de Chirac. C’est alors que les militaires français, faisant usage de balles réelles, ont tiré sur ces manifestants aux mains nues à partir de chars et hélicoptères de combat, occasionnant au moins une centaine de morts et de nombreux blessés. L’Assemblée Nationale Française jugeant que l’acte posé exposait ces auteurs aux poursuites judiciaires s’est vue obligée de voter une loi… rétroactive sur mesure pour les blanchir.
Voici donc des criminels qui se font donneurs de leçons pour conduire Gbagbo le démocrate, l’homme de paix, à la CPI. C’est pour le moins bizarre pour des hommes qu’on présente comme exerçant dans le cadre d’une mission conjointe de paix de l’ONU. Heureusement, le ridicule ne tue pas.
S’agissant du désarmement, la France n’en voulait pas pour pouvoir activer la rébellion en cas de victoire de Gbagbo qui était prévisible d’après tous leurs sondages. C’est la France qui a programmé cette guerre et a mis tout en œuvre au cours du processus électoral pour la déclencher et tuer ainsi, avec le concours de l’ONU, plus de trois mille ivoiriens dont la mort est faussement attribuée à l’innocent Gbagbo. Vivement que Chirac, Sarkozy et leurs Généraux ainsi que Compaoré, Ouattara, Soro et leurs Chefs de guerre soient convoqués à la CPI comme le souhaite l’avocat de Gbagbo.
Ce traquenard électoral a été caractérisé par des actions anti démocratiques non seulement de la part de la rébellion mais aussi de la France et de l’ONU. Pour rappels :
- rapports tronqués des observateurs de l’Union Européenne qui, bien qu’empêchés de faire leur travail et ayant fui les zones rebelles pour sauver leurs vies, clament, toute honte bue, que les élections se sont bien déroulées ;
- refus de publier les résultats des bureaux de votes de France et de certaines régions de Côte d’Ivoire favorables au Président Gbagbo ;
- pression exercée par le Président français, les ambassadeurs des USA, de France et de l’Onu sur le Président de la CEI pour publier au QG de Ouattara, de faux résultats ;
- refus du recomptage des voix proposé par Le Président Gbagbo pour préserver la paix et des vies humaines.
Après la proclamation des résultats par le Conseil Constitutionnel, seul organe habilité à le faire, la Licorne et l’Onuci ont mené la guerre sur tous les fronts. Ce sont eux qui, aidés de mercenaires de la sous-région et particulièrement burkinabès et des rebelles de Soro et Ouattara ont attaqué les loyalistes pour tuer des milliers d’ivoiriens.
A l’analyse, Ouattara ne joue aucun rôle significatif. Les ennuis de Gbagbo sont partis des idéaux pour lesquels il se bat et qui sont principalement : accès au pouvoir par voie démocratique, justice sociale, liberté d’opinion et d’organisation, exercice des droits de l’Homme, prise en compte avant tout des intérêts des ivoiriens, développement du patriotisme et indépendance véritablement économique des pays africains. Voilà les nobles raisons qui triomphent toujours d’ailleurs et pour lesquelles Gbagbo se retrouve aujourd’hui à la Haye, emprisonné par la France.
C’est pourquoi toutes les négativités qu’on veut faussement coller sur son dos vont tôt ou tard tomber d’elles mêmes.
Il est à retenir que si un dirigeant politique est adulé par les impérialistes c’est qu’il est mauvais pour son peuple et si au contraire il est combattu par ceux-ci c’est la preuve qu’il mène une lutte juste pour son peuple.
Gbagbo n’est pas à son premier séjour en prison pour des raisons politiques.
Etant Professeur de lycée, Gbagbo a fait la prison sous Houphouët, à l’ère du puissant parti-état, le PDCI-RDA, parce qu’il a osé dénoncer le néo-colonialisme français et occidental.
Devenu Président d’un parti politique, le FPI, il a fait la prison pour avoir demandé simplement, à ceux qui découvrent aujourd’hui les méfaits de l’impunité (le RDR de Ouattara), de prendre des sanctions contre ceux qui ont violé et tué les étudiantes à la cité universitaire de Yopougon en 1991.
Etant Président de la République, il fait la prison mais ne trouve aucune prison à sa dimension en Côte d’Ivoire. C’est pourquoi, comme Mandela, isolé à la prison de Roberts Island, la France l’a déporté manu militari à la Haye. Cette tribune est l’occasion rêvée pour Gbagbo de dénoncer les méfaits de la barbarie et du néo-colonialisme français dans le monde et particulièrement en Afrique.

Les impressions qui se dégagent de ces premiers jours d’audience attestent manifestement que c’est la France et ses thuriféraires locaux qui ont des soucis à se faire. C’est pourquoi, ils empêchent la diffusion par leurs médias du procès. Il faut cacher au monde et particulièrement aux ivoiriens les actes ignobles de Chirac, Sarkozy, Ouattara, Compaoré, Soro et des armées françaises et onusiennes.
Gbagbo sortira de cette épreuve grandi, honoré et comme l’un des plus grands défenseurs des peuples opprimés et exploités de Côte d’Ivoire, d’Afrique et du monde.
Merci à la France qui, comme ce Monsieur qui fait la prose sans le savoir, est entrain de fabriquer pour l’Afrique digne un second Mandela.

NANWOULET G. Simone

08:53 Écrit par Bermudas Weed | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

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