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lundi, 11 mars 2013

Roulé dans la farine par Ouattara et le RDR Le Pdci pleure et appelle Gbagbo au secours

Notre Voie-11/3/2013

Comme il fallait s’y attendre, après s’être servi du Pdci dans le cadre du RHDP pour prendre la tête du pays, le Rdr a décidé de se séparer du vieux parti pour faire cavalier seul aux élections locales. Une situation que des cadres du Pdci qualifient de trahison. Le PDCI doit s’en prendre à lui-même.
Notre analyse.

«Ouattara doit corriger beaucoup de choses. Ils (Ouattara et ses hommes) copient ce qu’ils reprochaient aux autres hier. Le Rhdp doit faire son autocritique. L’émergence économique ne veut pas dire forcément réconciliation». Voilà quelques critiques acerbes faites par Mme Dao Gabala, présidente de la Coalition des femmes leaders de Côte d’Ivoire, contre la gestion des affaires de l’Etat par Ouattara et la coalition Rhdp, dans une interview accordée au quotidien Le Nouveau Réveil daté du jeudi 7 mars dernier. Membre du Pdci-Rda, Mme Dao Gabala était l’un des grands soutiens de la rébellion armée qui a conduit Ouattara au pouvoir d’Etat. Aujourd’hui elle est très amère vis-à-vis de la coalition Rhdp.
Le ministre Dagobert Banzio, membre de la direction du PDCI est dans le même état d’esprit que dame Gabala. Il estime que depuis longtemps le Rdr viole les accords conclus avec le Pdci dans le cadre du Rhdp.
Ces deux cadres du vieux parti disent tout haut ce que la quasi-totalité des cadres du parti dirigé par Bédié disent tout bas. On se souvient que la semaine dernière, un autre cadre du Pdci, un élu de surcroît, ayant gardé l’anonymat, indiquait que celui qui «pouvait sauver la Côte d’Ivoire face à la gestion chaotique des affaires de l’Etat par Ouattara se trouve malheureusement à la CPI». Il s’indignait du bradage de la nationalité ivoirienne par Ouattara.

Le Pdci savait à qui il avait affaire
Dans tous les milieux, les cadres du Pdci regrettent de s’être faits embarquer par Ouattara sans qu’ils aient pris le temps de voir où il les conduisait. Conséquence, ils ont le sentiment d’avoir été trahis.
Tout est parti du partage des sièges pour les élections locales : les régionales et les municipales. Notamment, les régionales. Suite à la rencontre entre Ouattara et Bédié, le 11 février dernier, sur 31 sièges, 15 sont affectés au Pdci pour en être les têtes de liste, 15 au Rdr, étant donné que Gnamien Konan se présente sous l’étiquette du Rdr, et 1 au MFA. Ce n’est pas du goût du Pdci qui estime qu’il y a des régions qui lui sont naturellement favorables. Dans ces régions, le parti de Bédié réclame les têtes de liste. Au nombre des ces régions, le Pdci inscrit le grand ouest. Ce que conteste le Rdr : «Le Pdci ne représente plus rien dans ce pays», rétorque Amadou Soumahoro, le secrétaire général intérimaire du parti de Ouattara.
Le moins qu’on puisse dire à la veille de ce divorce imminent entre le Pdci et le Rdr, c’est que Bédié et son parti ne doivent s’en prendre qu’à eux-mêmes. Car ils savaient très bien à qui ils avaient affaire. Ouattara n’est pas un homme nouveau pour eux. Ils ont suivi la façon catastrophique dont ce technocrate venu fraichement de la BCEAO a géré les affaires de l’Etat entre 1990 et 1993. Ouattara était alors le Premier ministre d’un Houphouët très diminué par la maladie et le poids de l’âge. L’Assemblée nationale d’alors qui était dirigée par un certain Henri konan Bédié avait d’ailleurs dénoncé la politique de bradage de l’économie nationale par Ouattara.
Le Pdci se souvient également qu’à la mort du président Houphouët, Ouattara avait tenté de contourner la constitution pour accaparer le pouvoir au détriment de Bédié qui en était l’héritier constitutionnel. Ceci avait conduit à la guerre de succession à la suite de quoi, Bédié avait délivré un mandat d’arrêt international contre Ouattara. Malgré tous ces faits qui sont encore très frais dans la mémoire des Ivoiriens, Bédié et le Pdci ont choisi de s’allier à leur ennemi d’hier, Alassane Ouattara rien que pour faire du mal à Gbagbo. Aujourd’hui, le Pdci crie à la trahison et a les yeux tournés vers Gbagbo. Par la faute du Pdci qui, par haine pour Gbagbo a soutenu Ouattara, les richesses du pays échappe aujourd’hui à l’ensemble des ivoiriens.

Boga Sivori

12:00 Écrit par Bermudas Weed | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

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