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mardi, 12 mars 2013

Sylvain Miaka Ouretto : « C’est à la fois le présent et l’avenir de la Côte d’Ivoire qui sont en jeu »

Notre voie-12/3/2013

L’ambiance était bon enfant dans la salle de conférence de la Primature. En ce début de soirée du vendredi 8 mars, date de la reprise du dialogue direct entre le gouvernement Ouattara et le Front populaire ivoirien (Fpi). Il est à peine 19 h quand le maître des lieux, le Premier ministre Daniel Kablan Duncan, s’excuse pour le retard avec lequel les discussions reprennent après la synthèse du 4 février dernier et adresse quelques mots gentils aux dames pour cette journée du 9 mars qui leur est consacrée par la communauté internationale. A ses côtés, il y a le ministre d’Etat Hamed Bakayoko, ministre de l’Intérieur et Paul Koffi koffi, ministre délégué à la Défense. Les ministres Albert Mabri Toikeuse, Ibrahim Cissé Bacongo et Mathieu Badaud Darret annoncés n’ont pas répondu à l’appel jusqu’à la fin de la rencontre aux environs de 22 h. En face de la délégation gouvernement, le Fpi est conduit par son président Sylvain Miaka Ouretto. La délégation est forte de 13 membres dont Dr. Richard Kodjo, le secrétaire général par intérim et Mme Marie-Odette Lorougnon, la 2ème vice-présidente du Fpi. On note également la présence de quelques têtes fortes de l’ancien parti au pouvoir. Il s’agit notamment des ex-ministres Sébastien Dano Djédjé, Michel Amani N’Guessan et Ettien Amoikon, l’ex-vice présidente de l’Assemblée nationale, Marthe Amon Agoh, l’ex-député Masseny Bamba, Pr. Brunot Gnaoulé Oupoh, Séri Gouagnon, Tapé Kipré, Lavri Nicolas, Tcheidé Jean-Gervais et Bamba Franck Mamadou, le secrétaire national à la communication du parti de Laurent Gbagbo.
Après les échanges de civilités, les choses sérieuses peuvent commencer. Les journalistes sont gentiment priés de sortir. Les travaux qui se déroulent à huis clos durent des heures. Plus d’une heure plus tard, le ministre d’Etat Hamed Bakayoko abandonne la délégation gouvernementale et le comité de pilotage du Fpi en pleine discussion. Et quand enfin, aux environs de 22 h, les portes de la Primature s’ouvrent, le Premier ministre Kablan Duncan qui accompagne ses hôtes jusque sur le perron, peut lancer à l’endroit des journalistes : « On n’a pas encore fini. Les travaux continuent ». Sylvain Miaka Ouretto qui prend le relais, annonce que « les discussions ont été dures comme toute discussion. Mais nous sommes tous animés par la volonté qu’il faut aller à l’essentiel. Et que comme il s’agit des problèmes de fond, parce que c’est à la fois le présent et l’avenir de notre pays, ce sont des conclusions qu’on ne peut pas tirer comme ça en un jour. Ça peut appeler même des mois de discussion. Mais ce que nous notons surtout, c’est la ferme volonté du gouvernement affiché par le Premier ministre de faire en sorte que nous pussions aboutir à quelque chose de positif pour notre pays ».
Au vu de la déclaration liminaire du président Sylvain Miaka Ouretto, on peut penser qu’outre les points de discussion prévus pour ce 2ème round de négociations, il s’est agi principalement, le vendredi dernier, de la question des élections locales (municipales et régionales) dont la date a été fixée de manière unilatérale par le gouvernement alors qu’il était encore en discussion avec le FPI.
« Au terme de la première discussion, on avait des points qui ont fait l’objet de convergence, il y a eu des points d’omission et puis il y a eu des points sur lesquels les discussions ont un peu coincé. Le Premier ministre a souhaité que nous puissions nous retrouver pour les reprendre. Nous avons donc listé ces points-là que nous lui avons fait parvenir. Et il nous a fait l’honneur de nous convoquer et le dialogue a repris aujourd’hui (vendredi 8 mars dernier, Ndlr). Nous avons donc repris tous ces points. Et pour l’essentiel, je m’en vais vous dire que le sentiment qui préside à cette discussion, c’est la nécessité d’aboutir à quelque de consensuel et de positif pour notre pays. Vous savez que notre pays traverse une situation des plus difficiles, nous avons connu des moments pénibles, il est question que, dans le cadre d’un jeu politique dont nous aurons tous défini les contours, on puisse vraiment aller à l’apaisement nécessaire, à la reconstruction de notre pays. C’est ça l’essentiel », a précisé Sylvain Miaka Ouretto..

Robert Krassault ciurbaine

08:20 Écrit par Bermudas Weed | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

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