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samedi, 30 mars 2013

Sécurisation de l’Ouest / Conflits fonciers, occupations des forêts, attaques répétées… On joue avec le feu !

L’Intelligent d’Abidjan-30/3/2013

Depuis la fin de la crise postélectorale, l’ouest ivoirien connaît des convulsions qui ont atteint leur paroxysme entre juillet et août 2012 avant de connaître une certaine accalmie. En 2013, contre toute attente et au moment où plusieurs réfugiés rassurés par les autorités ivoiriennes ont fait leur retour du Liberia voisin, des attaques meurtrières sont venues contrarier ce mouvement de retour. EN L’ESPACE de deux semaines, dans le même mois de mars 2013, trois attaques ont fait entre dix et seize morts. Plusieurs dégâts matériels dont la destruction d’habitations ont été enregistrés. Dans le seul village de Zilébly, un correspondant de presse a constaté près de 275 maisons incendiées, appartenant principalement à des allogènes burkinabé. Le gouvernement ivoirien qui était resté discret face à cette situation dramatique est finalement monté au créneau à travers le ministre auprès du Président de la République chargé de la Défense, Paul Koffi Koffi. Au terme d’une réunion avec les commandements des forces en présence (Onuci, Licorne, Frci), Paul Koffi Koffi s’est plutôt voulu rassurant sur ce qu’on pourrait qualifier de ‘‘drame de l’ouest’’. ‘’Nous sommes dans une période où les eaux du fleuve Cavally sont en baisse et cela favorise la traversée à pied des mercenaires et miliciens dont de grands noms ont été mis hors d’état de nuire. Cela démontre que nos forces sont présentes. Il s’agit maintenant de voir comment renforcer ce dispositif avec l’Onuci qui a donné son accord pour que nous renforcions les patrouilles et nous déployions le maximum d’éléments pour sécuriser la région et rassurer les populations. Mais nous sommes en parfaite collaboration avec les forces libériennes, de l’autre côté de la frontière’’, a déclaré le ministre en charge de la Défense. Qu’à cela ne tienne! Mais une petite étude parcellaire de ce passage fait ressortir quelques préoccupations. ‘‘LES POSTES FRONTIÈRES SONT DÉSERTS’’ Des informations que nous recevons de l’Ouest, il est indéniable que la porosité de la frontière avec le Liberia est l’un des facteurs de la récurrence des attaques. Des témoignages concordants font état de ce que les assaillants font des incursions par des chemins insoupçonnés en traversant le fleuve Nion. Ils marchent sur les rochers formant des dômes sur le plan d’eau fluvial pour atteindre le territoire ivoirien. Mais de là, à leur imputer toutes les attaques, relève d’une déduction biaisée. C’est tous les facteurs qu’il faut prendre en compte dans ce dossier. En outre, on n’est pas à la première attaque dans cette région. On se souvient qu’en 2012, 7 soldats onusiens du contingent nigérien y avaient péri dans une embuscade. Les résultats de l’enquête sur l’identité des tueurs n’est pas à la disposition du grand public. A cette époque, le gouvernement avait annoncé un plan de sécurisation avec la mise en place du bataillon de sécurisation de l’Ouest (Bso). L’Onuci et la Minul (mission des Nations unies au Liberia) devaient y contribuer avec des patrouilles aériennes. A-t-on assuré la garde avec une veille permanente ? La résurgence des attaques mettent en doute toute réponse optimiste sur la question. La correspondante de Rfi qui a séjourné dans la région récemment y compris à Zilébly, épicentre des dernières attaques meurtrières, a fait un constat qui contrarie les assurances du gouvernement. ‘’Jusqu’à présent les contingents dans cette zone n’ont pas été augmentés alors qu’on sait que certains assaillants sont encore en brousse, ce qui ne rassure pas du tout les populations. Les moyens alloués aux Frci semblent bien minces alors que le gouvernement dénonce depuis plus d’un an une tentative de déstabilisation venant du Liberia. Les postes frontières sont déserts, les soldats sont sous-équipés ou en sous effectif, certains en viennent même à racketter les villageois’’, rapportait la correspondante de Rfi le 27 mars dernier, de retour d’une mission dans l’Ouest. Un autre confrère de la région interrogé par l’IA, a ajouté que les Frci qui contrôlent la frontière ne disposent que d’un seul véhicule. Où sont donc passés les renforts et les grands moyens annoncés à chaque attaque ? dans son reportage, la consoeur de Rfi a confirmé l’existence de patrouilles de l’Onuci et de Licorne. Mais cela suffit- il à rassurer? ‘’La Côte d’Ivoire est avant tout un état souverain et la défense de son territoire devrait échoir à ses forces armées. Le mandat des forces onusiennes est essentiellement de protéger les civils. Ils ne seront jamais en première ligne pour contrer une éventuelle rébellion en provenance des pays voisins. Il ne faut donc pas croire en l’assurance de ces militaires et dormir sur ses lauriers. C’est à l’Etat de prendre à bras le corps ce problème en y apportant les réponses concrètes’’, analyse un observateur. LE MIWRO : RÉBELLION OU COUP DE BLUFF ? Depuis un moment, la presse ivoirienne dans sa diversité ne cesse d’attirer l’attention des autorités sur les vrais enjeux de la déflagration qui a cours à l’ouest. Dans son édition du lundi 25 mars 2013, un confrère relayait la revendication des attaques par un groupe apparemment bien organisé et qui compte aller bien loin dans ses activités funestes : le Mouvement ivoirien des Wê pour le retour à l’Ouest (Miwro). Dans sa déclaration, ce groupe par l’entremise d’un certain général Guéi Flavien faisait remarquer ceci: ‘’c’est pour rappeler notre présence effective, notre détermination et notre sérieux que nous avons lancé l’expédition de Petit-Guiglo. Nous tenons à indiquer que c’était une expédition d’avertissement’’. Comme mobile de ces attaques, la ‘’rébellion’’ en gestation évoque le ‘’problème des terres’’ et le ‘’repeuplement de l’Ouest par des étrangers’’. Une expression qui stigmatise généralement l’exploitation des terres par des allogènes burkinabé. En stratégie militaire, on est habitué à ce genre de procédés qui n’émeuvent que les non initiés. Mais l’adage dit souvent qu’il n’y a pas de fumée sans feu. On peut donc négliger de telles menaces mais les prendre au sérieux et agir en conséquence ne serait pas aussi mauvais en soi. LES PROBLÈMES FONCIERS COMME ALIBI Il est de notoriété qu’à l’Ouest, les terres sont très fertiles et c’est la partie de la Côte d’Ivoire où on trouve encore des forêts primaires. Depuis la fin de la crise et même avant, les conflits fonciers y font rage. Des autochtones Guéré, selon des sources, ont souvent profité de la détresse de leurs frères exilés pour vendre leurs plantations ou portions de terre à des paysans allogènes originaires pour la plupart d’Afrique de l’Ouest. Les chasseurs traditionnels Dozo sont même cités parmi les acquéreurs de ces parcelles. Comment concilier les intérêts de ceux-ci avec ceux des propriétaires qui regagnent maintenant leurs villages avec le retour à la paix ? ‘’De la réponse à cette question, dépend l’apaisement dans cette partie du territoire’’, répond un cadre de la région.
S.Debailly

17:51 Écrit par Bermudas Weed | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

vendredi, 29 mars 2013

Au Canada, une élève a été bannie de Facebook pour harcèlement. Et en France ?

Au Canada, une jeune fille de 12 ans a été bannie de Facebook pour un an. L'adolescente avait menacé deux de ses camarades de classe pour une histoire de cœur. Outre l'éloignement du réseau social, elle sera en période probatoire pendant un an et devra exécuter cinquante heures de travail communautaire.

Au Canada, une adolescente de douze ans a été a été condamnée à un an de probation et cinquante heures de travail communautaire suite à des menaces adressées à deux camarades de classe via Facebook. Selon Métro, la jeune fille a également reçu une sanction inhabituelle puisqu'elle devra se passer du réseau social pendant toute sa période probatoire.

Au cours de l'audience, la mère de l'accusée a approuvé cette mesure. "Personnellement, je pense qu'elle n'a pas besoin de Facebook", a-t-elle déclaré au juge, alors même que la défense avait comme stratégie de souligner le caractère "essentiel" des sites communautaires en général et de Facebook en particulier pour la vie sociale de nombreux adolescents.

Le cyber-harcèlement

Au-delà de son aspect anecdotique, cette histoire illustre un nouveau cas de harcèlement en ligne. Si celui-ci est difficilement quantifiable, il est toutefois en train de se développer avec l'essor es réseaux sociaux. A-t-il pour autant atteint le niveau du harcèlement classique ? Non, selon le professeur de psychologie Dan Olweus de l'Université de Bergen (Norvège), qui a mené une étude sur le sujet.

Le sujet inquiète toutefois dans l'Hexagone. Fin 2011, l'ancien député Christian Ménard avait demandé au ministère de l'éducation nationale des mesures pour éviter que les sites communautaires n'alimentent la violence scolaire. À l'époque, le parlementaire avait proposé la fermeture systématique des comptes des jeunes coupables d'abus, bien que celle-ci soit difficile à mettre en œuvre.

Arrêté, plan de sensibilisation, portail, B2i

Quelques mois plus tard, le ministère lui avait répondu en lui rappelant une succession de mesures prises par l'ancienne équipe gouvernementale. En mai 2010, un arrêté disposant que chaque professeur doit être capable de s'impliquer "dans l'éducation à un usage civique, éthique et responsable des réseaux numériques ouverts sur l'Internet et à leurs risques et dangers éventuels" a été pris, puis un "plan de sensibilisation aux usages responsables" sur la toile a été établi.

Ces mesures ont ensuite été complétées par des initiatives plus globales, comme le Brevet informatique et Internet (B2i), "qui valide les compétences numériques acquises par les élèves" et vérifie le bon "apprentissage de l'usage responsable de l'Internet". Un portail "Internet responsable" a également été mis en place autour de trois axes : protection des mineurs, protection des données personnelles et de la vie privée, et éducation aux droits et devoirs.

Un accord sans Facebook

Le cyber-harcèlement a beaucoup fait parler de lui en 2011, lors des assises nationales sur le harcèlement scolaire. L'ancien ministre de l'éducation nationale, Luc Chatel, avait évoqué un accord pour priver les élèves de Facebook lorsque ceux-ci embêtent un peu trop leurs petits camarades ou leurs professeurs sur la toile. Cependant, cet accord n'a finalement jamais vu le jour.

Par la suite, le gouvernement a annoncé la préparation d'une campagne d'information sur le harcèlement et signé avec e-Enfance une convention sur le cyber-harcèlement à l'école, qui prévoit la clôture des comptes Facebook des élèves coupables. Curieusement, Facebook n'a pas signé le document malgré sa présence à l'évènement, alors même que le site est un élément-clé du dispositif.

L'engagement de Facebook

De son côté, Facebook dit travailler "avec les gouvernements et des associations [...] pour palier le problème du cyber-harcèlement. Nous sommes ravis de pouvoir travailler avec le Ministère de l'éducation nationale et d'autres organisations en France" afin de pouvoir "répondre efficacement à des cas où des utilisateurs français ont été poursuivis en justice suite à des tentatives de cyber-harcèlement.".

Si dans les faits aucun accord n'existe pour priver les jeunes Français de Facebook si ceux-ci se rendent coupables de cyber-harcèlement, cela n'interdit pas au juge de prononcer une telle sanction, si cela s'avère nécessaire.

 

Source: numerama.com

12:52 Écrit par Bermudas Weed | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

Le FBI réclame encore un accès en temps réel à Facebook, Skype, Gmail...

Depuis plusieurs années, le FBI plaide pour une révision de la législation américaine en matière de surveillance électronique. La police fédérale souhaite de nouveaux pouvoirs lui permettant d'avoir accès en temps réel aux communications passées depuis des services en ligne comme Google Voice, Skype, Facebook, Gmail. Le FBI compte faire de ce sujet une priorité pour 2013.

Le moins que l'on puisse dire, c'est que le FBI a de la suite dans les idées. Voilà plusieurs années que la police fédérale américaine plaide pour une levée des restrictions l'empêchant d'accéder facilement aux communications privées des suspects placés sous surveillance. En effet, la législation actuelle qui encadre les écoutes outre-Atlantique se limite aux lignes téléphoniques et aux routeurs des FAI.

Entrée en vigueur en 1994, la loi CALEA ne couvre pas les niveaux moyens de communication apparus depuis. Les services de messagerie électronique, les réseaux sociaux, les solutions d'hébergement à distance (cloud computing), les logiciels de discussion en voix sur IP (VoIP). Or, le FBI assure que "ces moyens de communication sont utilisés pour des conversations criminelles".

Comme le souligne Slate, les autorités américaines ont la possibilité d'utiliser le titre III de la loi Omnibus Crime Control and Safe Streets Act de 1968 pour demander aux services fournissant un service de courrier électronique ou de discussion instantanée une assistance technique afin d'accomplir une interception. Mais pour le FBI, cette solution n'est pas satisfaisante : il lui faut un accès plus direct.

D'où les demandes répétées du FBI en faveur d'une loi qui obligerait les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Google+...), les fournisseurs de services de VoIP (Skype...), les éditeurs de discussion instantanée (Google Talk...), les webmails (Gmail, Outlook, Yahoo...) ou les services de stockage à distance (Dropbox...) à mettre en place un moyen technique permettant de procéder à une surveillance en temps réel.

En 2011, le FBI a failli voir son vœu exaucé puisqu'un projet de loi prévoyait de forcer l'ensemble de ces services à mettre à disposition un moyen d'écoute aux autorités américaines, notamment lorsque les communications sont chiffrées. Afin de couvrir toutes les situations, le texte prévoyait que tout service utilisé aux USA est dans l'obligation de respecter la loi. Et non pas seulement ceux conçus aux USA.

Soucieux de mettre toutes les chances se son côté, le FBI avait contacté Google, Facebook, Yahoo et Microsoft, ainsi que d'autres firmes américaines, pour leur demander de ne pas entraver le processus législatif en s'y opposant. Ces rencontres informelles visaient en outre à régler la question de l'impact financier d'une telle mesure et à trouver un compromis entre sécurité nationale et respect de la vie privée.

Reste à savoir si le lobbying du FBI finira par payer. Selon Slate, la police fédérale américaine a fait de ce sujet une priorité pour 2013. Elle espère que les parlementaires constateront eux aussi l'obsolescence de la législation actuelle face aux nouveaux moyens de communication employés par les Américains.

 

source:numerama.com

12:50 Écrit par Bermudas Weed | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg