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vendredi, 12 avril 2013

Ouattara recadré vertement hier à l’Elysée par François Hollande

Ivoirebusiness-10/3/2013

Alassane Dramane Ouattara, le chef de l’Etat ivoirien, a été reçu hier 11 avril 2013 par le Président français, François Hollande, malgré un état de santé inquiétant, selon plusieurs sources.
De source diplomatique très crédible, Alassane Ouattara aurait été recadré vertement par François Hollande, qui se serait plaint avec sévérité de la dérive dictatoriale de son régime, des violations des droits de l’homme en Côte d’Ivoire, de l’impunité de son armée, de la présence d’une justice à deux vitesses ou justice des vainqueurs, et lui aurait demandé avec insistance, d’y mettre fin.
La date du 11 avril choisie par Hollande pour recevoir Ouattara n’est pas passée inaperçue, et est même très symbolique. Car c’est le 11 avril 2011 que les troupes françaises du Président Nicolas Sarkozy, proche de Ouattara, franchirent les portes du palais présidentiel d’Abidjan-Cocody, pour arrêter et kidnapper le Président Laurent Gbagbo, son épouse Simone Ehivet Gbagbo, son fils Michel Gbagbo, et plusieurs de leurs proches.
Et c’est ce 11 avril 2013 qu’aura choisi le Président François Hollande pour quasiment signifier la fin de la récréation à Ouattara sur les violations des droits de l’homme par son régime, l’impunité des FRCI et des dozos, et sur la présence d’une justice partiale à sens unique, dirigée contre Laurent Gbagbo et ses proches.
Selon notre source, les échanges entre les deux hommes auraient été très toniques.
Avec le recadrage de Ouattara par Hollande aujourd’hui, c’est la série noire pour Ouattara qui amorce une véritable descente aux enfers.
En effet, cette semaine, Norbert Navarro de Jeune RFI et François Soudan, directeur de la rédaction de Jeune Afrique, dans une émission de RFI dimanche, évoquaient pour la première fois, le lâchage de Ouattara par les réseaux maçonniques pour son manque de vertu, et pour les violations des droits de l’homme en Côte d’Ivoire.
Avant eux, c’est Human rights watch qui a dénoncé la semaine dernière, la partialité de la CPI, la non tenue des promesses par Ouattara qui applique une justice à sens unique dans son pays, évitant soigneusement d’épingler son propre camp, et recommandé à la Communauté internationale, l’asphyxie financière du régime jusqu’à ce que le changement intervienne.

Catherine Balineau
Photographe : BERTRAND GUAY AFP

10:04 Écrit par Bermudas Weed | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

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