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mercredi, 17 avril 2013

Vers l’échec du complot contre la Côte d’Ivoire-Pour la libération de Gbagbo : Les lignes bougent en Europe

Vers l’échec du complot contre la Côte d’Ivoire-Pour la libération de Gbagbo : Les lignes bougent en Europe

 

Presque tous les week-end, ils sont dans les rues pour battre le pavé. Depuis l’arrestation du président Laurent Gbagbo le 11 avril 2011 et son incarcération à la Haye, Ivoiriens et Africains de la Diaspora restent constamment mobilisés. Des actions qui selon des sources bien introduites dans certains cercles de décisions de la justice internationale, commencent véritablement à porter des coups à toute la stratégie de l’agenda «politique » qu’exécute la CPI contre Gbagbo.
Depuis quelque temps, bien des capitales européennes qui accusaient GBAGBO d’avoir voulu « s’accrocher au fauteuil présidentiel alors qu’il avait perdu les élections de 2010 » commencent à douter de cette version que Paris et l’ONU leur avaient abondamment servie aux premiers jours de la crise postélectorale en Côte d’Ivoire. Dans ces capitales des puissances mondiales où l’on assiste chaque jour aux marches des Africains pour la libération de Gbagbo, beaucoup se demandent aujourd’hui ce qui continue de justifier ce lien entre le peuple ivoirien et quelqu’un qu’on a accusé d’avoir fait « massacrer ses propres populations. Ces interrogations ont redoublé depuis qu’à l’audience de confirmation des charges contre le président renversé de la Côte d’Ivoire, le monde entier a eu l’occasion de se rendre compte des insuffisances de l’accusation. Et depuis la brève mais historique intervention du président Gbagbo sur l’imposture de la communauté internationale, l’inévitable question "qui a gagné les élections présidentielles de 2010 en Côte d’Ivoire ? " est revenue de façon lancinante dans les débats. 

L’implacable amour des Ivoiriens pour Gbagbo

Dans les chancelleries occidentales, cette question a été davantage rendue cruciale, quand récemment, sur un plateau de télévision, comme pour répondre à cette question embarrassante, l’ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU, Mme Suzan Rice, a cru bien faire de révéler : " Dans le cas de la Côte d’Ivoire, le peuple avait élu un

leader mais l’ONU s’est impliquée car les votes étaient manipulés. Il fallait la personne approprié et cela a été accompli à l’aide de moyens militaires…". Contrairement aux effets recherchés, cette déclaration a plutôt levé un coin du voile, aux yeux de bon nombre d’occidentaux, sur le coup d’Etat perpétré en Côte d’Ivoire par Nicolas Sarkozy dans le chapeau de la Communauté dite internationale. Et aujourd’hui, en Europe, les langues se délient au point où la relaxe du président Laurent Gbagbo fait débat dans plusieurs chancelleries. Gbagbo, icône vivante de la lutte …


En vérité, les officines secrètes occidentales qui font et défont les présidents africains avaient prévu que « Laurent Gbagbo serait rapidement oublié par les Ivoiriens après quelques mois de détention ». Pour ce faire, le clan Sarkozy, après l’assassinat raté de Gbagbo, suite à plusieurs jours de bombardement de sa Résidence, avait ordonné aux nouvelles autorités d’Abidjan le transfèrement de l’ancien chef d’Etat à la Haye en misant sur deux choses : Primo, surfer sur la vague de colère contre le régime de Laurent Gbagbo pour ses présumés « 3000 morts en Côte d’Ivoire » pour un contentieux électoral. Secundo, selon les informations en notre possession, la « cellule » de l’Elysée chargée des sales besognes en Afrique du temps de Sarkozy pensait qu’à l’épreuve du temps, un lourd voile d’oubli finirait par tomber comme un rideau noir sur Laurent Gbagbo. On en veut pour preuve, les cas des autres prisonniers célèbres qui partagent le quotidien de Laurent Gbagbo au pénitencier de Schweningen. Qui se souvient encore en effet de Charles Taylor, l’ex- président Libérien ? Que dire du cas de l’ancien dirigeant Serbe de Bosnie-Herzégovine, Radovan Karadzic, totalement tombé aux oubliettes dans les geôles de la Haye ? Autant d’exemples qui devraient semble t-il faire la règle. C’est justement pour donner une chance à leur lugubre plan qu’en Côte d’Ivoire, toutes les velléités de manifestation des partisans de Laurent Gbagbo sont réprimées dans le sang par les miliciens d’Alassane Ouattara, sûrs de leur impunité. 

Malheureusement pour les comploteurs, la frange des Patriotes de l’hexagone n’a pas baissé les bras et ce, malgré les maintes tentatives d’intimidations de la police française dès les premières heures de la résistance. Désormais, Abel Naki, Wili Bla, Brigitte Kuyo, Désiré Bibi, Zap Krasso, Alain Toussaint, Charles Zadi, Christine Zekou et les autres leaders des mouvements et associations des autres capitales européennes structurés ont réussi, par leur seule mobilisation constante, soit pour faire le siège de la prison à la Haye, soit pour battre le pavé dans les rues de Paris et des villes de provinces, à ouvrir les yeux des observateurs des affaires politiques africaines sur le cas Gbagbo. De plus en plus, on retrouve dans les rangs des Patriotes qui manifestent dans les rues de la capitale française, des citoyens français, des Africains, des Asiatiques, des personnes sensibilisées et déterminées à délaisser leurs activités pour un temps pour marcher aux côtés des Patriotes ivoiriens. Les Ivoiriens de la diaspora ont réussi là où Abidjan espérait les voir échouer : braquer les projecteurs de la communauté internationale sur le cas Gbagbo en détruisant toute la stratégie de diabolisation basée sur le mensonge. Et deux ans après son incarcération à la Haye, plus que jamais, l’homme est devenu l’icône de la lutte contre l’impérialisme occidental et sa côte de popularité ne cesse de grimper. Les procureurs de la CPI, l’ancien, Moréno Ocampo et la nouvelle, Fatou Bensouda, l’ont avoué à mots couverts dans leur cercle restreint, tout comme certains juges.Et selon les indiscrétions, ce que les puissances occidentales qui tirent les ficelles de l’emprisonnement injuste du président Gbagbo à la Cour pénale internationale redoutent, au cas où ce dernier bénéficierait d’une libération, serait que sa très grandepopularité auprès des Ivoiriens mette en difficulté leur poulain en Côte d’Ivoire. Quoiqu’il en soit, dans les milieux des Patriotes ivoiriens et africains d’Europe, l’on réalise de plus en plus que le mérite revient aux femmes et aux hommes qui, depuis l’arrestation du président Gbagbo et sa prise en otage à la CPI, n’ont pas baissé les bras, ne se sont pas découragés. Désormais, la balle, la très chaude balle, est dans le camp des juges de la CPI. Il appartient désormais à ces magistrats de dire le droit afin de mettre fin à la mascarade ou de plonger la Côte d’Ivoire dans le trou noir des plus graves conflits sociaux à retardement. Même s’il est établi que la procureure de la CPI Fatou Bensouda exécute un agenda secret au profit des comploteurs, en tentant de maintenir coûte que coûte Laurent Gbagbo en prison, y compris en faisant même du faux comme cela a été démontré à l’audience de confirmation ou d’infirmation des charges, n’empêche que dans les capitales occidentales, les lignes bougent. Et pour cela, les Patriotes doivent maintenir la pression.

Notre Voie

17:01 Écrit par Bermudas Weed | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

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