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jeudi, 18 avril 2013

Les arts brutaux du clan Dramane Ouattara

 

La rébellion ou le clan, mafia composée de petites frappes et de pieds nickelés, ne peut continuellement nier toutes les évidences. Vouloir diriger la Côte d'ivoire par procuration puis sur injonction des divinités mortelles du palais de l'Elysée, équivaut à rendre caduques toutes les décisions prises durant ce temps de falsification.

 

Faudrait-il le rappeler une fois de plus à Blaise Compaoré et à ses camarades, la chaire néo-coloniale offerte en grandes pompes aux dictateurs de nos nations et frappée du sceau anti-démocratique, est un condensé de pépites de pacotille ainsi que de tombereaux de poussière. Par conséquent et en temps opportun, toute personne arborant  la toge de cette magouille ne tombera-t-il pas de son plein gré, pieds et poings liés, dans l'illégitimité?

 

Déficitaire en légalité politique à l'intérieur du territoire ivoirien, le contremaitre Dramane Ouattara, homme-sandwich de la françafrique, a fini par prendre pour argent comptant ses propres délires. Récemment fait docteur honoris causa d'une de ces universités béninoises qui ne valent pas une école élémentaire sur d'autres continents, le consul honoraire de France à Abidjan et les membres de son clan sont accusés de plusieurs crimes crapuleux. Une énième fois, Amnesty International a épinglé le clan en son cœur. Fanfaron un jour sous le cagnard béninois aux côtés d'un autre larron de la foire françafricaine, potentiel prisonnier le jour suivant, Alassane Dramane Ouattara se débat comme il peut. Tout en  priant toutes les autres divinités qui ne sont pas élyséennes, il croise les doigts. Ayant juré par le seul tutorat de Nicolas Sarkozy, il ne peut que se réjouir du retour certain de celui-ci dans le jeu politique français.

 

Hélas! Le retour au devant de la scène politique française de l'ancien chanoine du Latran ne pourra occulter des faits criminels dont la précision ne peut être contestée. La liste des méfaits de Dramane Ouattara est trop longue et, se risquer à le protéger contre tous, serait une faute pour qui s'y risquera. Fatou Bensouda et son collègue canadien Eric Macdonald de la cour pénale internationale peuvent se boucher le nez, les oreilles et cadenasser leurs bouches respectives.

 

Néanmoins, s'il est un droit qu'ils ne pourront enlever à toutes les victimes ivoiriennes du tourniquet ambulant de Kong, c'est celui de réclamer justice un jour. Et que leurs bourreaux, tous leurs bourreaux sans exception, soient traduits devant des juridictions compétentes qui ne sont inféodées à quelque tuteur ou bien à quelques groupes de spéculateurs de terres arables. Cela peut sembler irréaliste, voire irréalisable aujourd'hui pour toutes les personnes qui ne se projettent pas au-delà de la caricature offerte aux Africains par les contempteurs de l'ordre véritable. Et pourtant, l'histoire, qui nous dit-on toujours, bégaie, a connu des cycles auxquels nous pouvons nous référer.

 

En Côte d'ivoire, les prolétaires de tous pays ne vont certes pas s'unir maintenant. Mais, toutes les victimes du clan devront s'unir!

Henry Agré

11:58 Écrit par Bermudas Weed | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

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