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samedi, 04 mai 2013

Daoukro, Ouellé, M’bahiakro / Le racket bat son plein Des hommes en armes sévissent sur les routes, dans les commerces et les boutiques

L’Intelligent d’Abidjan-04/05/2013

Selon un rapport de l’Observatoire de la Fluidité des Transports (OFT) le racket bat son plein dans la région du Iffou (Daoukro, Ouellé, M’bahiakro…). Des hommes armés entrent souvent dans les commerces et les boutiques pour prélever des taxes. Ce qui représente un surcoût pour l’économie.

Conformément à ses missions, à savoir entre autres, veiller au maintien de la fluidité permanente sur l’ensemble des voies de communication ouvertes à la circulation ainsi que sur les lieux d’embarquement et de débarquement, une délégation comprenant l’Observatoire de la Fluidité des Transports (OFT) conduite par Yao Kossonou, et le Lieutenant Toily Constant, Chef des Opérations à l’Unité de Lutte Contre le Racket (ULCR) s’est rendue, du 14 au 22 avril dernier, dans la région du Iffou. Cette mission d’écoute, faisait suite aux dénonciations de nombreux cas de racket et de tracasseries à Daoukro, M’bahiakro et Ouellé. Outre les réunions d’échanges avec les acteurs du transport et les témoignages des acteurs, la délégation s’est imprégnée des réalités du terrain. Elle a fait le constat de l’état de la fluidité de la circulation sur des axes autour des villes, chefs-lieux de région ou de département, ainsi que sur les pistes secondaires de la région. Les différents témoignages faits par les acteurs ainsi que les préfets et les autorités politiques ont démontré l’importance de la lutte contre le racket et les tracasseries routières. Face à cette résurgence du phénomène, Ky François, Secrétaire Général du syndicat des chauffeurs de Daoukro a dû plaider auprès de la délégation pour que des solutions appropriées soient trouvées. De Daoukro à Ouellé en passant par M’bahiakro, la délégation a été informée des difficultés des populations, surtout les commerçants et les automobilistes. Au niveau de la ville de Ouellé, la délégation a été instruite de la présence d’hommes en armes qui pénètrent souvent dans les commerces et les boutiques pour prélever des taxes. Après ce constat, Yao Kossonou et le Lieutenant Toily ont promis de rendre compte aux autorités compétentes afin que des réponses adéquates soient trouvées. En attendant, le phénomène continue de sévir au détriment de la population. Car, le racket a un coût sur l’économie. Il est estimé à 10% de l’ensemble des frais de transport, selon un rapport. Ou à un total de 150 à 300 milliards de FCFA, selon la Chambre de commerce et d’industrie de Côte d’Ivoire. Malheureusement, il existe encore des personnes qui s’adonnent à ces pratiques au mépris des consignes données par les autorités ivoiriennes.
Honoré Kouassi

07:04 Écrit par Bermudas Weed | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

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