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dimanche, 15 septembre 2013

VLADIMIR POUTINE S’ADRESSE AU PEUPLE AMÉRICAIN

La-lecon-de-Vladimir-Poutine-aux-Americains_article_landscape_pm_v8Les récents événements concernant  la Syrie m’ont incité à parler directement au peuple américain et ses dirigeants politiques. Il est important de le faire à un moment où la communication est insuffisante entre nos sociétés.

Nos relations sont passées par différentes étapes. Nous nous sommes dressés l’un contre l’autre pendant la guerre froide. Mais nous avons aussi, une fois, été des alliés, et avons vaincu les nazis ensemble. L’organisation universelle internationale – l’Organisation des Nations Unies – a ensuite été mise en place pour empêcher qu’une telle dévastation ne se reproduise plus jamais.

Les fondateurs de l’Organisation des Nations Unies ont compris que les décisions concernant la guerre et la paix ne devraient se produire que par consensus et, avec le consentement de l’Amérique, le droit de veto par les membres permanents du Conseil de sécurité a été inscrit dans la Charte des Nations Unies. Cette profonde sagesse a maintenu la stabilité des relations internationales pendant des décennies.

Personne ne veut que l’Organisation des Nations Unies subisse le sort de la Société des Nations, qui s’est effondrée parce qu’il lui manquait un véritable levier. Ceci peut arriver si des pays influents contournent les Nations Unies et entreprennent une action militaire sans l’autorisation du Conseil de sécurité.

La frappe potentielle des États-Unis contre la Syrie, malgré la forte opposition de nombreux pays et des responsables politiques et religieux de premier plan, dont le Pape, se traduira par plus de victimes innocentes et une escalade qui peut propager le conflit au-delà des frontières de la Syrie. Une frappe augmenterait la violence et déclencherait une nouvelle vague de terrorisme. Elle pourrait saper les efforts multilatéraux visant à résoudre le problème nucléaire iranien et le conflit israélo-palestinien et ensuite déstabiliser davantage le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord. Elle pourrait déséquilibrer l’ensemble du système du droit et de l’ordre international.

La Syrie n’est pas en train de vivre une bataille pour la démocratie, mais un conflit armé entre le gouvernement et l’opposition dans un pays multiconfessionnel. Il y a quelques champions de la démocratie en Syrie . Mais il y a bien plus qu’il n’en faut de combattants d’Al-Qaïda et d’extrémistes de tous bords qui luttent contre le gouvernement. Le Département d’Etat des Etats-Unis a désigné le Front Al-Nusra Al et l’Etat islamique d’Irak et du Levant, combattant avec l’opposition, comme des organisations terroristes. Ce conflit interne, alimenté par les armes étrangères fournies à l’opposition, est l’un des plus sanglants du monde.

Les mercenaires venant des pays arabes luttant là-bas, et les centaines de militants en provenance des pays occidentaux et même de Russie, sont pour nous un sujet de profonde inquiétude. Ne pourraient-ils pas retourner dans nos pays avec l’expérience acquise en Syrie? Après tout, après avoir combattu en Libye, les extrémistes sont passés au Mali. Cela nous menace tous.

Depuis le début, la Russie a prôné un dialogue pacifique permettant aux Syriens d’élaborer un plan de compromis pour leur propre avenir. Nous ne protégeons pas le gouvernement syrien, mais le droit international. Nous avons besoin du Conseil de sécurité des Nations Unies et nous croyons que la préservation de la loi et de l’ordre dans le monde complexe et turbulent d’aujourd’hui est l’une des rares façons d’empêcher les relations internationales de sombrer dans le chaos. La loi reste la loi, et nous devons la suivre que nous le voulions ou non. Selon le droit international actuel, la force n’est autorisée qu’en cas de légitime défense ou par la décision du Conseil de sécurité. Tout le reste est inacceptable en vertu de la Charte des Nations Unies et constituerait un acte d’agression.

Personne ne doute que du gaz toxique a été utilisé en Syrie. Mais il y a tout lieu de croire qu’il a été utilisé non pas par l’armée syrienne, mais par les forces de l’opposition, pour provoquer l’intervention de leurs puissants protecteurs étrangers, qui seraient du côté des fondamentalistes. Les rapports que les militants préparent une nouvelle attaque – cette fois contre Israël – ne peuvent pas être ignorés.

Il est alarmant de constater que l’intervention militaire dans les conflits internes dans les pays étrangers est devenue monnaie courante pour les États-Unis. Est-ce dans l’intérêt de l’Amérique à long terme ? J’en doute. Des millions de personnes dans le monde voient de plus en plus l’Amérique non pas comme un modèle de démocratie, mais comme un pays s’appuyant uniquement sur ​​la force brute, bricolant des coalitions réunies sous le slogan «vous êtes avec nous ou contre nous».

Mais la force s’est révélée inefficace et inutile. L’Afghanistan est sous le choc, et personne ne peut dire ce qui se passera après que les forces internationales se seront retirées. La Libye est divisée en tribus et en clans. En Irak, la guerre civile se poursuit, avec des dizaines de morts chaque jour. Aux États-Unis, beaucoup de personnes établissent une analogie entre l’Irak et la Syrie, et se demandent pourquoi leur gouvernement voudrait répéter les erreurs récentes.

Peu importe comment seront ciblées les frappes ou la sophistication des armes, les victimes civiles sont inévitables, y compris les personnes âgées et les enfants, que les frappes sont censées protéger.

Le monde réagit en demandant : si vous ne pouvez pas compter sur le droit international, alors vous devez trouver d’autres façons d’assurer votre sécurité. Ainsi, un nombre croissant de pays cherchent à acquérir des armes de destruction massive. Ce qui est logique : si vous avez la bombe, personne ne va vous toucher. Nous en étions restés aux pourparlers sur la nécessité de renforcer la non-prolifération, alors qu’en réalité ils avaient été laminés.

Nous devons cesser d’utiliser le langage de la force et reprendre le chemin des règlements diplomatiques et politiques civilisés.

Une nouvelle opportunité pour éviter une action militaire a émergé ces jours-ci. Les Etats-Unis, la Russie et tous les membres de la communauté internationale doivent tirer parti de la volonté du gouvernement syrien de mettre son arsenal chimique sous contrôle international pour sa destruction ultérieure. A en juger par les déclarations du président Obama, les Etats-Unis voient cela comme une alternative à l’action militaire.

Je me réjouis de l’intérêt du président à poursuivre le dialogue avec la Russie sur la Syrie. Nous devons travailler ensemble pour maintenir cet espoir vivant, comme convenu à la réunion du G8 à Lough Erne en Irlande du Nord en Juin, et orienter le débat pour revenir aux négociations.

Si nous pouvons éviter la force contre la Syrie, cela permettra d’améliorer l’atmosphère dans les affaires internationales et renforcer la confiance mutuelle. Ce sera notre réussite commune et ouvrira la porte à la coopération sur d’autres questions cruciales.

Ma relation professionnelle et personnelle avec le président Obama est marquée par une confiance croissante. J’apprécie cela. J’ai étudié attentivement son discours à la nation mardi. Et je serais plutôt en désaccord avec sa notion de l’exceptionnalisme américain, quand il affirme que la politique des États-Unis est « ce qui rend l’Amérique différente. C’est ce qui nous rend exceptionnel ». (*) Il est extrêmement dangereux d’encourager les gens à se considérer comme exceptionnels, quelle qu’en soit la motivation. Il y a de grands pays et de petits pays, riches et pauvres, ceux qui ont une longue tradition démocratique et ceux qui cherchent encore leur voie vers la démocratie. Leurs politiques aussi sont différentes. Nous sommes tous différents, mais quand nous demandons la bénédiction du Seigneur, nous ne devons pas oublier que Dieu nous a créés égaux.

Vladimir V. Poutine président de la Russie.

Traduction : Avic

New York Times

16:40 Écrit par Bermudas Weed | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

samedi, 14 septembre 2013

MACA: Les FRCI lancent l'assaut avec Kalach, PKM et RPG sur les prisonniers, Plusieurs blessés

Selon des sources introduites, depuis 13h30 ce samedi 14 septembre 2013, la soldatesque du régime Ouattara a lancé une offensive sur les détenus à la Maison d'Arrêt et de Correction d'Abidjan. Le tristement célèbre Yacou Chinois est encore cité dans cet autre massacre en cours. On note plusieurs blessés dont deux(2) cas graves.

 

A 16h12mn, les FRCI de Ouattara armés de Kalachnikov, PKM et de RPG, et appuyées par des Dozos, ont pris position devant le Bâtiment C où sont détenus plus de 422 prisonniers politiques proGbagbo sur les 711 détenus politiques que compte le régime Ouatttara au niveau national. Au moment où nous mettions cet article en ligne, les FRCI étaient parées pour l’assaut sur le Bâtiment C de la MACA.


C'est le lieu d'exiger la libération de tous les prisonniers politiques que Ouattara détient dans un même bâtiment avec Yacou Chinois, un criminel de guerre à la solde du régime Ouattara.



Massacre MACA, FRCI tueurs


Un détenu grièvement blessé. Il a reçu une balle dans ses fesses. Il est dénommé Koné Zentigui, Samedi 14 septembre 2013 







Massacre MACA, FRCI tueurs



Les FRCI appuyées par des dozos, déployés dans la MACA, Samedi 14 septembre 2013




FRCI RPG MACA


Un FRCI déployé avec un RPG orienté sur le Batiment C où sont emprisonnés 422 détenus politiques sur les 711 que compte le régime Ouattara au niveau national.







FRCI tueurs, Maca Batiment C, Assaut sur prisonniers



Les FRCI et Dozos parés pour l’assaut sur le Bâtiment C de la MACA : Samedi 14 septembre 2013

18:43 Écrit par Bermudas Weed | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

Cybercrime. Huit pays africains « fichés » parmi les plus risqués de la planète

Cybercriminalité Afrique

D’abord partie du Nigeria, qui s’est fait un nom dans le domaine de l’escroquerie en ligne grâce à la légendaire « fraude 419 », la cybercriminalité n’en finit pas de faire des adeptes sur le continent, particulièrement en Afrique de l’Ouest, et à un degré moindre en Afrique centrale.

Bien qu’elle reste souvent assimilée à un désert numérique, l’Afrique s’est forgé une sinistre réputation de sanctuaire de la cybercriminalité. Dans un rapport publié en décembre 2012, la société américaine spécialisée dans la sécurité des échanges numériques Trend Micro Incorporated a classé les cybercrimes en provenance de l’Afrique parmi les dix principales menaces qui pèseront sur les entreprises et le grand public en 2013. « L’Afrique est en voie de devenir une nouvelle scène de la cybercriminalité internationale. En 2013, ce continent sera le paradis des cybercriminels », avait souligné ce rapport intitulé Security Threats to Business, the Digital Lifestyle, and the Cloud. Les experts de Trend Micro ont également fait remarquer que « les cybercrimes Made in Africa deviennent plus sophistiqués ».

En 2010, la division du crime informatique du Bureau fédéral américain d’investigation (FBI) a placé trois pays africains parmi les dix premières sources de cyberarnaques : le Nigeria (3ème), le Ghana (7ème) et le Cameroun (9ème). Peu avant la publication de ce classement, l’Inde avait aussi mis en garde ses ressortissants et ses entreprises contre les cyberescrocs africains. « Plusieurs cas d’Indiens roulés par des escrocs africains ont été signalés. Les victimes ont perdu de l’argent, subi des souffrances physiques et parfois la mort », a affirmé le gouvernement indien, précisant que les escrocs agissent à partir de pays de l’Afrique de l’Ouest tels que le Nigeria, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Sénégal, le Bénin, le Togo ou le Burkina Faso.

Le Nigeria tient le haut du pavé

Pays constamment présent dans les listes noires établies par les organismes de lutte contre la cybercriminalité, le Nigeria concentre 7,5% des cybercriminels à l’échelle mondiale, selon un récent rapport de l’Onu contre la drogue et le crime (UNODC). Ce pays a gagné la réputation de havre des cybercriminels grâce à la « fraude 419 », un chiffre qui correspond à l’article du Code pénal nigérian qui condamne les crimes informatiques. Cette escroquerie en ligne, appelée aussi « scam 419 » ou arnaque nigériane, se présente généralement sous la forme d’un courriel dans lequel une personne affirme posséder une somme d’argent mirobolante provenant d’un héritage ou de fonds à placer à l’étranger à la suite d’un changement de contexte politique.

L’arnaqueur demande alors de l’aide pour effectuer un transfert d’argent, en contrepartie d’un pourcentage sur la somme en question. Si la victime accepte, on lui demande d’avancer des sommes d’argent destinées à couvrir des frais imaginaires de notaire ou de pots-de-vin avant que le transfert ne soit effectif. Bien entendu, ce transfert n’aura jamais lieu. Née au Nigeria à la fin des années 90, l’arnaque nigériane a par la suite essaimé dans les pays voisins. Et les truands du web nigérians ont été rapidement concurrencés par leurs élèves.

« Robins des Bois » de l’ère du web 2.0

Dans les cybercafés d’Abidjan, les « brouteurs », surnom local des cyberescrocs, ont même dépassé leurs maîtres en inventant une escroquerie basée sur le chantage à la webcam. Le mode opératoire est très rodé : ces aigrefins s’infiltrent dans des sites de rencontres sous un profil fictif. Mots doux, déclarations d’amour enflammées et quelques photos truquées de bombasses aguicheuses suffisent souvent à ferrer la proie. Aveuglée par son amour, la victime, surnommée localement le « mugu », ou le « pigeon », est poussée à s’exhiber devant une webcam. La scène enregistrée, le chantage commence…

Le business est très lucratif. A Abidjan, les « brouteurs » ont accumulé de belles fortunes au point de devenir la deuxième proie des femmes, après les footballeurs ivoiriens expatriés mais avant les ministres et les hauts fonctionnaires. Et d’inspirer une danse, le célèbre « Couper décaler » (escroquer et s’évaporer). Certains cyberescrocs se considèrent par ailleurs comme étant des Robins des Bois de l’ère du web 2.0, puisqu’ils font « payer aux Blancs leur dette pour la colonisation et la traite négrière ». « Chaque semaine, nous recevons environ 70 plaintes pour escroquerie, déposées essentiellement par des Européens », indique le directeur de l’informatique et des traces technologiques au Ministère ivoirien de l’intérieur, Stéphane Konan.

Une liste noire de 200 cybercriminels béninois

Au Ghana, les cybercriminels utilisent les mêmes pièges du « Love chat », de l’héritage à transférer ou encore de la loterie bidon. Ces larrons, appelés localement les Sakawa Boys, affirment toutefois recourir à des rituels ancestraux de magie noire pour gagner la confiance de leurs victimes.

Spécialité redoutable des cyberescrocs béninois surnommés les « gai-men », l’arnaque de la petite annonce (un faux vendeur en ligne encaisse le paiement d’un objet de valeur, mais ne le livre jamais) cible notamment les Américains appâtés par la réalisation de bonnes affaires. L’ampleur de cette escroquerie a d’ailleurs poussé l’Agence américaine de lutte contre les fraudes en ligne, Internet Fraud Complaint Center, à publier une liste noire de 200 présumés cybercriminels béninois en novembre 2012.

De façon générale, ce sont les escroqueries en ligne qui prédominent en Afrique. Les cybercriminels ayant des motifs politiques ou religieux tels que les hakers marocains « Moroccan Ghosts », qui s’attaquent aux sites de jeux de hasard, restent une exception sur le continent. Fait nouveau, toutefois : des cybercriminels étrangers fuyant des poursuites plus efficaces commencent à s’installer en Afrique, où les infrastructures Internet continuent de progresser…

Walid Khefifi pour le magazine Réseau Télécom No 63.

09:07 Écrit par Bermudas Weed | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg