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vendredi, 31 janvier 2014

France. Que signifie le slogan « Hollande démission !» ?

Le Dimanche 26 janvier 2014 a eu lieu à Paris un mouvement pacifique de contestation d'un modèle de civilisation porté et promu en Europe par et l'UE et qui, d'après certains analystes comme Jacques Cheminade (candidat aux dernières élections présidentielles raillé par le mainstream médiatique français dont vous avez des extraits sur la plateforme Youtube). L'expression « Jour de colère » pour désigner ce mouvement en dit long sur ce qui se joue au travers de ces manifs.

Les organisateurs ont avancé le chiffre de 120 000 participants ; la police, quant à elle, et comme à son habitude, a divisé ce chiffre par 8 en parlant de 17 000 participants. Ceci n'est pas très étonnant quand on connaît les enjeux de cette bataille sur les chiffres.

Le premier constat qu'il est possible de faire maintenant est que : cette manifestation pose très clairement la question du contrôle de l'État. Le peuple français voit de plus en plus que c'est une oligarchie financière qui contrôle l'État et que les politiques et les corps intermédiaires n'en sont plus que des vaque mestres.

Il ne serait pas inintéressant d'analyser l'absence dans les rangs des manifestants des partis politiques traditionnels et des organisations syndicales qui ont fait corps avec « l'oligarchie des incapables » pour dénigrer ceux dont ils tirent leur légitimité : le peuple.

Autre chose très intéressante à noter, le traitement fait aux médias mainstream. Est-ce le signe que les lignes sont entrain de bouger et que l'on est entrain de vivre en directe l'effondrement de l'oligarchie totalitaire en France ?

Les médias, qui ont été traités de médias collabos dans les rangs des manifestants, parlent de réunions d'intégristes en évoquant les manifestants qui ont dénoncé : la loi Roschilt-Pompidou qui a privatiser la Banque de France en retirant à l'État la souveraineté monétaire, la loi de concentration bancaire qui permet aux banques de dépôts de donner des crédits, la loi Fabuis-Gayssot qui sanctuarise la « Shoah », la loi Taubira, le changement de société, et de population, la défense de la kipa juive et l'interdiction du voile islamique, l'slamophobie et l'africanophobie républicain et l'officialisation de la censure à travers l'instrumentalisation des pouvoirs de l'État contre l'humoriste Dieudonné M'balla M'balla. La police française a mis en garde à vue plus d'une centaine de manifestants pacifiques dont un journaliste de l'agence Info Libre.

En zieutant les différents médias mainstream qui reçoivent d'énormes subventions publiques---http://www.observatoiredessubventions.com/2012/classement...---, nous avons constaté que le mot d'ordre de ces derniers pour discréditer cette contestation populaire est« rassemblement des fachos, nazis, antisémites, négationnistes, racistes etc. contre le progrès ». Autrement dit, en France droidelhommiste et libertédexpressionniste, seuls les « fachos », les « nazis », les « antisémites », les « négationnistes », les « racistes », les « dieudoantisémites » ne seraient pas content du progrès que promeut l'oligarchie bruxélo-atlanto-sioniste. Puisque nous sommes aussi dans une sondocratie, il faut dire que la côte de popularité de M. Hollande, qui a appelé à l'assassinat du président syrien Bachar Al-Assad, est de 15%.

Hollande démissione

 

On peut conclure avec ce sondage que 85% de la population française est constituée de « fachos », « nazis », « antisémites », « intégristes », etc.. Si un échantillon de 1500 personnes peut représenter l'ensemble de la population française comme le claironne les sondo-éditocrates français, il ne serait pas faux de dire que les 17000 (pour prendre le chiffre de la police politique) manifestants représentent largement les 85% qui contestent non pas seulement « le hollandisme révolutionnaire » mais plus largement le nouvel ordre mondial dont le système droite-gauche en France en serait le « chien de garde ».

Le slogan: « Hollande Démission ! » a dominé les autres que l'on peut citer : « liberté d'expression », «Hollande dégage » (tiens ! cela ne nous dit rien ?), « Hollande dictateurs », « Non à l'Europe » des cannibalistes (au sens où Montaigne l'entend dans Les essais).  

Nous avons voulu dont savoir quelle est la signification de ce slogan qui n'a pas émergé avec la manif« Jour de Colère ». Que recouvre ce mot d'ordre ? De quoi est-il l'expression ? Peut-on établir un parallèle avec 1788 ? Qu'est-ce que le « hollandisme révolutionnaire » tant vanté par Emmanuel Todd qui a curieusement disparu depuis des écrans radar ? Pour répondre à ces questions, nous allons commencer notre propos par la dernière interrogation.

 

  1. QU'EST-CE QUE L'HOLLANDISME RÉVOLUTIONNAIRE ?

 

Dans un article intitulé « Je parie sur l'hollandisme révolutionnaire ! » publié le 05-03-2012 à 11h13 par Le Nouvel Observateur, le démographe, politologue et essayiste (interdiction de rire) français Emmanuel Todd nous définit ce « projet de société » porté par Hollande comme « la fin des inégalités promues et portées par Sarkozy et l'avènement d'une ère d'égalité » où la financratie disparaîtra pour laissée place à la démocratie. Autrement dit, on va assister à l'avènement du règne du pouvoir du politique contre le règne du pouvoir de l'économique dont « Sarkozy est le nom ».

Pour Todd donc, « Le sarkozysme, [était] l'affirmation d'une nouvelle valeur d'inégalité, étrangère à la culture française, et la désignation de boucs émissaires (immigrés, jeunes, chômeurs) comme responsables de la crise. » Tant dis que le « hollandisme révolutionnaire » sera une « partie de l'élite qui prend partie pour le peuple » et « le défend contre la finance », c'est « le principe de l'égalité » contre celui de « l'inégalité, de l'autoritarisme et de la xénophobie » ; c'est la capacité à « reprendre en main la globalisation et l'Europe passées sous le contrôle des oligarchies financières. »

Pour Todd, Hollande allait remettre en « question le pouvoir de la finance »« le renflouement sans contrepartie des banques », le contrôle de l'État et de la Banque centrale européenne par l'oligarchie financière. En somme, l'hollandisme révolutionnaire en définitive, serait, selon Todd, « la reconquête de l'Etat par le peuple ; la soumission des banques », « révolution morale et sociale ».

En octobre 2012, « ce chien de garde » de l'ordre établi affirmait de façon martiale qu'  « Au bout d'un an ou deux, Hollande devra opérer le tournant radical rendu inévitable par l'approfondissement de la crise. [...] que nous sommes encore dans la phase conformiste de l'hollandisme. Et [qu'il] discern(ait)e quand même déjà des aspects positifs, dont certains constituent l'amorce d'une révolution morale et sociale... »

Si les faits contredisent E. Todd, nous sommes obligés, épistémologiquement, de définir le « hollandisme révolutionnaire » comme un « sarkozysme » très avancé.

Le « hollandisme révolutionnaire » c'est la casse du régime des retraites, le financement des intérêts privés par l'argent public, le sacrifice du peuple de France, au propre comme au figuré, sur l'autel des intérêts des banques et de la finance, c'est la soumission (néo-pétainisme) de la France au sionisme international, c'est la partition du pays en deux blocs antagonistes (l'oligarchie financière et ses chiens de gardes contre le peuple) ; c'est l'agression-Occupation des pays africains (Côte d'Ivoire, Libye, Mali, Centrafrique), c'est le déni du droit (instauration de la censure d'État à travers l'interdiction des spectacles du meilleur des humoristes français Dieudonné) et du droit international avec l'agression militaire de la Syrie, diplomatique de la Russie, de la Chine, du Venezuela, de l'Iran, de la Bolivie, de l'Ukraine, pays pourtant qui n'ont jamais rien fait à la France ; c'est la sanctuarisation de la de la Shoah et l'érection de l'islamophobie et de l'africanophobie au rang de religions d'État ; c'est la destruction d'une civilisation qui reposait sur la famille, c'est-à-dire sur la communauté pour la promotion d'une civilisation individualiste.

Autrement dit, le « hollandisme révolutionnaire » est en tout point identique au sarkozysme réactionnaire. D'où l'expression « UMPS » utilisée pour le désigner. L'umpsisme qui est le pendant français du NOM piloté par la City et Wall street, est, si on tient compte de la définition du totalitarisme donnée par la philosophe impérialiste Hannah Arendt, TOTALITARISME.

 

  1. QUE RECOUVRE L'EXPRESSION « HOLLANDE DÉMISSION ! » ?

Ce slogan n'est pas né avec la manif « Jour de colère ». le fondateur du mouvement qui revendique sa paternité est David van Hemelryck dont nous ne savons si c'est la personne du « dictateur » Hollande qui l'énerve ou si c'est le système dont il est le nom en France qui lui pose problème. Seule chose que nous savons de lui est qu'il dit ne pas être d'extrême droite sans dire qui est l'extrême droite en France. Peut-être que dans son esprit, l'extrême droite en France actuelle est représentée par le Front national.

Si on se tient aux faits que personne ne peut contester, l'extrême droite (toute organisation génératrice de violence et de terrorisme multidimensionnels) en France aujourd'hui n'est pas le Front Nation. Il faut dire que la notion d'extrême droite a toujours été utilisée par les tenants d'un ordre réactionnaire pour disqualifier toute critique radicale de l'ordre. En regardant l'histoire de France, je ne peux affirmer que le FN est de l'extrême droite. On a coutume de dire que l'extrême droite c'est la haine des étrangers. Qui va bombarder les étrangers en Afrique ? 49 coups d'État perpétrés par l'armée française en Afrique. Qui va bombarder les étrangers en Syrie ? Les propos les plus choquant sur les étrangers en France ont toujours été tenus par qui ? Qui a créé une catégorie des êtres humains qu'on appelle les immigrés ? Immigré est devenu dans la novlangue ripoublicaine une origine puisqu'on entend l'expression « les personnes d'origine immigrée ».

C'est « l'oligarchie des incapables » marionnettisée par le Crif et la Licra qui représente l'extrême droite en France aujourd'hui. Autrement dit, c'est l'extrême droite qui est au pouvoir en France depuis 1969.

Peut-on établir un parallèle avec 1788 ? Les jours qui suivent pourront apporter plus d'éléments. En attendant, nous notons quelques traits de similitude qui pourraient conduire certains à franchir le pas aisément. Mouvement de contestation non encadrer par des corps intermédiaires et qui leur ont tourné définitivement le dos. Ce mouvement continuera-t-il ainsi ? En tout cas, compte tenu de l'alliance objective que État a passée avec les corps intermédiaires pour la pérennisation de la domination d'une classe sociale sur l'autres, il est clair que la configuration actuelle pourrait rester ainsi jusqu'à l'affrontement final entre oligarchie et masses paupérisées et esclavagisées

Si nous devons répondre à notre question, nous dirons que l'expression « Hollande démission » recouvre une colère saine et sourde d'un peuple en proie à la trahison des élites et des clercs. C'est l'expression d'une exaspération des peuples face aux mensonges et autres turpitudes des vendeurs d'illusions autoproclamés politiques. « Hollande démission ! » est un prélude à la lutte finale des classes qui s'annonce très violente. C'est en tout cas ce que laissent à voir les agissements de l'oligarchie actuelle à travers la violence gratuite exercée sur le peuple qui comment à montrer les dents.

C'est la question du contrôle de l'État qui se joue ici. Il s'agit, pour les masses, de reconquérir leur vie volée par ce que Montaigne appelait les CANNIBALES.

Paris, le 29 janvier 2014.

BATOURI Ngoffi

08:03 Écrit par Bermudas Weed | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

Haïti veut rejoindre l'Union Africaine

Laurent Salvador Lamothe

Invité au 22e sommet de l' Union africaine (UA) tenu à Addis-Abeba en Ethiopie, le Premier ministre haïtien Laurent Salvador Lamothe a demandé lors de la cérémonie d'ouverture jeudi de ce rendez-vous prévu pour deux jours, l'admission de son pays au sein de l'organisation panafricaine arguant des liens de sang entre Haïtiens et Africains.

« Quoique situé en Amérique, Haïti a toujours clamé haut et fort son appartenance africaine. Tous les héros qui se sont battus pour la révolution de 1804 ont été des descendants d'esclaves », a déclaré le Caribéen dans un long discours d'évocation historique face à une trentaine de chefs d'Etat africains présents dans la capitale éthiopienne.

Première République noire indépendante du monde, Haïti est aussi le seul pays francophone indépendant des Caraïbes. Ceci aprè s avoir « le théâtre du combat contre l'esclavage, l'oppression et l'avilissement humain », a rappelé Laurent Lamothe, qui s'est ré joui de ce que « un siècle et demi plus tard, ce flambeau allumé s' est étendu sur tout le continent africain ».

Présentant le continent noir comme « une opportunité pour Haïti » et Haïti comme « une belle ouverture de l'Afrique vers l'Amérique », l'hôte des dirigeants africains s'est félicité d'être « le premier chef de gouvernement haïtien à prendre la parole à l' occasion d'un sommet de l'Union africaine, sur la terre ancestrale ».

Il a demandé une révision de l'Acte constitutif de l'organisation panafricaine pour « permettre à Haïti d'y adhérer pleinement », une demande ayant soulevé des salves d' applaudissements dans la salle mais qui apparaît comme de simples belles paroles difficiles à recevoir un écho favorable de la part de l'UA.

Note. Haïti avait, par le passé été admis à l'UA d'abord comme «pays observateur» puis en 2012 comme«membre associé»

07:56 Écrit par Bermudas Weed | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

mardi, 28 janvier 2014

Cameroun. Nouveau gouvernement: L'entrée du Sdf se précise

Fru Ndi et Paul Biya

Le sujet a été au centre des débats lors de la réunion du Nec samedi dernier à Bamenda.  Le parti de Fru Ndi qui dit craindre que le Cameroun ne sombre dans le chaos, lorsqu’il  pose un certain nombre de conditions pour son entrée dans le gouvernement.

Sur les 09 points à l’ordre du jour de cette toute première réunion de l’exécutif national du Social democratic front de la nouvelle année tenue ce samedi 25 janvier a Bamenda, l’on retiendra surtout le fait que les membres de cette instance du parti de la balance ont évoqué pour une première fois l’entrée oui ou non du parti dans le prochain gouvernement.

Ce débat, précise notre source, a eu lieu au sixième point consacré à l’actualité nationale. Les membres du Nec se sont penchés sur le discours du chef de l’Etat à la nation le 31 décembre 2013. D’après Joshua  Oshi, premier vice président national du parti,  «le président Biya  a fait dans ce discours, le constat de son incapacité à gouverner le Cameroun  et invite l’opposition à venir l’aider à gouverner». On se demande donc si ces propos du vice président national du Sdf se posent comme une main tendue du régime Rdpc vers le Sdf. Une source en interne du parti  indique que le  Sdf aurait mis sur pied une commission pour  examiner tous les aspects de ce  sujet.  La même source précise que les personnes  qui composent cette commission  se seraient réunies hier dimanche 26 janvier avec le chairman à la résidence de Ntarikon.

Notons que lors de ces assises, le Sdf a évoqué pour le déplorer,  le gouvernement pléthorique actuel.   La Nouvelle Expression  va apprendre que  Le Sdf  pose comme  condition pour son éventuelle entrée dans gouvernement  trois points : la réduction du nombre de postes  ministériels à 20 ; la suppression des postes des secrétaires d’Etat ;  et surtout le parti de Fru Ndi exigerait cinq postes ministériels sur les 20.  Joshua Oshi précise que «toutes les tares que le chef de l’Etat  a citées dans son discours sont les  mêmes que le président national du Sdf souligne depuis 20 ans. Aujourd’hui, le président Biya comprend que le Sdf a raison. Il a dit lui-même qu’il faut un plan d’urgence, ce plan d’urgence c’est sa démission et ensuite il y’aura des élections et les camerounais vont opérer leurs choix.» 

Soulignons que pour ce premier Nec de l’année, le Sdf est également revenu sur les scrutins qui ont eu lieu en 2013. «Sur ce fait le parti va continuer le combat pour un scrutin libre et transparent en exigeant un bulletin unique», précise Elimbi Lobe, secrétaire national adjoint a la communication, qui souligne que «le Nec a regretté le leadership  que le chef de l’Etat du Tchad exerce en Afrique centrale  précisément parce que la diplomatie camerounaise est en hibernation. Elle est caractérisée par l’absentéisme que d’aucuns qualifient de sagesse. Mais nous nous rendons compte que la voix du Cameroun ne compte plus. »
 
Fru Ndi craint la déstabilisation du Cameroun par les Boko Haram
 
L’autre temps fort de ce Nec a été la cérémonie des vœux de nouvel an du chairman Ni John Fru Ndi. Dans son discours introductif, Elisbeth Tamajong secrétaire national du Sdf a brossé  les grands événements de l’année écoulée.  Elle a tenu à saluer les efforts des militants pour les différents résultats obtenus lors des différents scrutins. «Nous sommes passés de 15 députés en 2007 à 18 en 2013, de 21 communes en 2007  a 24 en 2013 et 14 sénateurs en 2013 malgré les conditions dans lesquelles le scrutin s’est déroulé»

Le chairman dans ces propos a tenu à remercier tous ses collaborateurs tout en les appelant à plus de vigilance pour le bien du pays.  « Le Cameroun est une bombe à retardement», précise Fru Ndi qui soutient qu’il existe des militants de la secte islamique Boko Haram en nombre au Cameroun, en invitant le gouvernement à  prendre des mesures nécessaires pour éviter que le pays ne sombre.  

Frederic Takang

07:35 Écrit par Bermudas Weed | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg