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mardi, 25 février 2014

Ukraine. Moscou ne reconnaît pas le nouveau gouvernement

Dmitri Medvedev

Moscou ne reconnaît pas le nouveau gouvernement de Kiev et dénonce un coup de force en Ukraine

Les jeux de Sotchi terminés, Moscou hausse le ton sur le coup de Kiev, dénonce des "calculs géopolitiques unilatéraux". Et dément l’AFP qui écrivait ce lundi matin « Moscou se tait » ...

Le Premier ministre russe, Dmitri Medvedev. Moscou a estimé ce lundi que l'accord de sortie de crise signé vendredi par le président Viktor Ianoukovitch et l'opposition, via une médiation européenne (où la diplomatie russe s’est fait rouler), a servi de prétexte à un coup de force et accusé les Occidentaux de se livrer à des "calculs géopolitiques unilatéraux" dans cette partie du monde.

Dans un communiqué, le ministère russe des Affaires étrangères ajoute, lui, que des méthodes"dictatoriales et parfois terroristes" sont employées par les nouvelles autorités pour faire pression contre les opposants dans certaines régions de l'ex-république soviétique. Il demande que soient prises en compte les inquiétudes des élus de Crimée et de l'est et du sud de l'Ukraine, régions majoritairement russophones.

"L'accord du 21 février, avec le consentement tacite de ses soutiens extérieurs, n'est utilisé que comme prétexte pour promouvoir un scénario de changement de pouvoir par la force en Ukraine", écrit le ministère."Certains de nos partenaires occidentaux", ajoute-t-il, reprenant les arguments de Medvedev, ont été guidés "non pas par leur préoccupation quant au sort de l'Ukraine mais par des calculs géopolitiques unilatéraux".

Moscou critique également le soutien apporté par l'Europe et les Etats-Unis à la tenue d'une élection présidentielle en mai et demande que les amendements constitutionnels votés ces derniers jours par le Parlement soient soumis à référendum.

Medvedev met en doute la légitimité des nouvelles autorités ukrainiennes

Ce communiqué a été diffusé peu après des propos du Premier ministre Dmitri Medvedev mettant en doute la légitimité des nouvelles autorités ukrainiennes. "Nous ne comprenons pas ce qui se passe là-bas. Il y a une réelle menace pour nos intérêts et pour la vie de nos concitoyens", a dit Medvedev, selon les agences de presse russes.

"En fait, il n'y a personne à qui parler. Il y a de gros doutes sur la légitimité de différents organes du pouvoir actuellement en fonctions", a poursuivi le chef du gouvernement. "Ce sera difficile de travailler avec un tel gouvernement", a-t-il ajouté. "Certains de nos partenaires étrangères pensent différemment (...). Il se semble que ce serait une aberration de qualifier de légitime ce qui est essentiellement le résultat d'une mutinerie armée."

Au lendemain de la signature de l'accord de sortie de crise, le Parlement de Kiev a destitué illégalement et dans un climat de terreur (députés battus, familles menacées, milices néonazies encerclant la Rada) ce samedi Viktor Ianoukovitch et annoncé la tenue d'une élection présidentielle le 25 mai.

La Russie avait offert en décembre une aide financière de 15 milliards de dollars à l'Ukraine et accepté de réduire les prix du gaz. Mais Dmitri Medvedev a souligné que cet accord sur le gaz avait une date d'expiration et demanderait ensuite à être renégocié. L'Ukraine doit plus de 1 milliard de dollars à la Russie en factures de gaz au seul titre de l'année 2013 et ples de 3,5 milliards au total. "La décision concernant le gaz, qui a été adoptée, a des périodes concrètes de mise en oeuvre", a noté Medvedev. "Ce qui se produira après l'expiration sera sujet à discussion avec la direction des entreprises ukrainiennes et le gouvernement ukrainien, s'il émerge un jour." Medvedev semblant tabler sur une Ukraine ingouvernable …

Pour l'heure, Moscou a versé une première tranche de 3 milliards de dollars sur l'aide totale de 15 milliards de dollars promise à Kiev. Lors d'une visite à Washington, le ministre russe du Développement économique, Alexeï Oulioukaev, a décidé que le versement de la prochaine tranche - 2 milliards de dollars - était prêt, mais que Moscou attendait de connaître quel sera son partenaire ukrainien. "Notre position, c'est que nous allons poursuivre (ce programme). Mais nous aimerions savoir qui sont nos partenaires", a-t-il…

Luc MICHEL & Karel HUYBRECHTS

Avec Reuters – RIA Novosti / 2014 02 24 /

08:11 Écrit par Bermudas Weed | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

Doucement, doucement... Nous sommes pressés !

 

 

L’état de santé précaire d’Alassane Ouattara n’aura pas qu’aiguisé l’appétit vorace des différents clans de son entourage immédiat, désormais engagés dans une lutte sans merci pour sa probable succession.

Son « indisponibilité » aura tout aussi ouvert à ses adversaires politiques, avérés ou pas, la perspective d’un retour rapide au pouvoir. Aussi, les gens du peuple sont-il – plus que jamais -  attentifs aux moindres« mouvements », notamment du FPI et du PDCI, eux aussi, en embuscades.

« Le FPI ne se laissera jamais distancer dans la succession à Ouattara » a lancé, lors de la 8ème convention du FPI, Aboudramane Sangaré, membre fondateur du FPI, l’un des plus proches collaborateurs de Laurent Gbagbo. Que peuvent bien signifier ces paroles quand on sait que certains affutent leurs armes pour s’emparer – sans autre forme de procès - du fauteuil présidentiel laissé – apparemment - « vacant », dans un contexte où les inquiétudes se font de plus en plus persistantes quant à un retour probable et « réussi » d’Alassane Ouattara aux affaires, après son opération de la sciatique ? Le FPI se laisserait-il tenter par une prise du pouvoir, en faisant fi de la voie légale pour y accéder, c'est-à-dire, une prise du pouvoir sans des élections crédibles ? Le FPI, s’étant toujours voulu attaché aux valeurs démocratiques, y répondre par l’affirmative, c’est avoir une appréciation erronée des idéaux et des intentions de ce parti.

Sans doute, Aboudramane Sangaré voulait-il signifier à ceux qui s’agitent bruyamment autour d’un Alassane Ouattara « convalescent », que son parti, le FPI, n’assistera pas les bras croisés, à un nouveau coup d’Etat et, au « dépeçage » de la Côte d’Ivoire.

De ce qui précède, l’on comprend aisément que le parti de Laurent Gbagbo a toujours à cœur de revenir au pouvoir. Certes, cela ne saurait se faire qu’à l’issue d’élections démocratiques. C’est-à-dire, des élections crédibles, libres et apaisées.

De là, à se poser des questions sur la participation du FPI aux élections de 2015, il n’y a qu’un pas. En voici la première : le FPI ira-t-il aux élections de 2015 ? Mieux, en voici une autre qui soulèverait des débats houleux au sein même du parti à la Rose et qui serait à l’origine d’un bras de fer entre deux camps opposés au sein du FPI : Le FPI ira-t-il aux élections de 2015 avec ou sans son leader charismatique, Laurent Gbagbo ?

Certes, dans la situation actuelle, tous s’accordent pour reconnaitre que la question n’est pas encore à l’ordre du jour. Les conditions d’une élection transparente, crédible et libre – sans cesse réclamées – tant au plan national qu’au plan international, au régime d’Alassane Ouattara,  n’étant pas encore réunies. A quelques mois du  crucial scrutin présidentiel, les questions portant sur la sécurité, le désarmement des ex-combattants, la libération des prisonniers politiques, la reforme de la CEI, la révision de la liste électorale, le libre jeu démocratique…, n’ont pas encore trouvées un début de réponse.

Tout compte fait, il faudrait – tôt ou tard – aller à ces élections, pour mettre fin à la partition de la Côte d’Ivoire, au bradage de ses richesses ; mettre fin aux souffrances des ivoiriens… Bref, mettre au fin au règne d’Alassane Ouattara et de ses Seigneurs de guerre.

Aller aux élections sans Gbagbo ?

Pour ce faire, certains qui estiment que : « Le FPI doit s'affranchir de la trop forte domination de son président-fondateur, et (…) perçoivent cela comme un handicap dans son fonctionnement normal de parti d'opposition qui aspire à reprendre le pouvoir ». Ils se fondent surtout sur le fait que « l'horizon judiciaire n'est pas près de s'éclaircir pour l'ancien chef de l'État ivoirien ». Peut-être n’ont il pas totalement tort. Ne pas aller aux élections, n’est-il pas synonyme d’abandonner les ivoiriens, entre les mains d’Alassane Ouattara, pour encore cinq longues années de douleur et de souffrances ? Et comme dit l’adage : « Les absents ont torts », le FPI n’aura-t-il pas tort de vouloir pratiquer la politique de la chaise vide ?

Gbagbo ou rien ?

Il y en a d’autres qui continuent de soutenir la position qui celle-ci : « Gbagbo ou rien ». C'est-à-dire sans Gbagbo libre, pas question, pour le FPI, de participer, ni à un gouvernement, ni à une quelconque élection en Côte d’Ivoire. « L'essentiel et le préalable à tout, c'est bien la libération du président Laurent Gbagbo et son retour en Côte d'Ivoire où l'attend son peuple (…) Il n'y a pas d'autre voie de rechange ». Ces propos de Koné Katinan, membre du FPI et porte-parole de Laurent Gbagbo, à eux seuls, résument bien l’état d’esprit de ceux qui soutiennent la position : « Gbagbo ou rien ». Pour ces derniers, il faut maintenir la pression à tout prix, jusqu’à l’obtention de la libération du leader du FPI des griffes de la CPI. Car c’est bien Laurent Gbagbo qui, toujours selon eux: « donne, pour l'heure, tout son sens à la lutte que mène le Front populaire ivoirien (FPI) ».

Certes, contrairement à ce que pensent les politiciens, les gens du peuple ne sont pas dupes. Ils connaissent bien celui dont il s’agit : Laurent Gbagbo. Celui à qui ils continuent de vouer – malgré son incarcération à la Haye - une admiration et une confiance sans réserves. Car Laurent Gbagbo n’est pas Alassane Ouattara qui gise sur son lit de  malade et autour de qui se déroule une danse de vautours affamés, encore moins, Konan Bédié, le vieux monarque du PDCI.

Laurent Gbagbo est « au courant de tout. Il suit l'actualité de la Côte d'Ivoire et du parti », disait un de ses visiteurs anonymes. C’est donc un « animal politique » qui saura, libéré ou pas et, en temps voulu, dire et faire ce qu’il faut. C'est-à-dire rien qui ne saurait aller à l’encontre de l’intérêt du peuple de Côte d’ivoire ou menacer la survie de ce pays. Bien au contraire.

Pourquoi donc de se précipiter et de s’entre-déchirer en vain ? Car les gens du peuple eux, ont encore à l’esprit ce précieux conseil que Laurent Gbagbo hier, leur donnait: « Doucement, doucement..., nous sommes pressés »

Marc Micael
Chroniqueur politique

08:08 Écrit par Bermudas Weed | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

dimanche, 23 février 2014

REUNIONS SECRETES A L'HOTEL DU GOLF ET AILLEURS CONTRE LA PAIX EN COTE D'IVOIRE

HOTEL DU GOLF 2.jpg

Certaines des informations contenues dans cet article sont décalées et ne sont donc plus à l'ordre du jour. Quant à d'autres, leur gravité extrême devrait nous inciter à une vigilance de tous les instants pour éviter à la Côte d'Ivoire de tomber dans le chaos d'une guérilla urbaine incontrolable, au moment où les travaux du panel des chefs d'Etats africains nous autorisent à commencer à espérer une sortie de crise civilisée dans notre pays. Surtout quand on sait que depuis quelques jours, le protégé d'ADO, Doumbia Major, invite sur son compte Facebook les militants du RHDP capables de combattre à se constituer en cellules de 6 personnes, dans tous les quartiers et villes de Côte d'Ivoire, pour la guerre. Il se trouvera des hommes sur cette terre pour appeler de tels individus des démocrates. Ils ne l'ont pas été pendant l'élection présidentielle, ils ne le seront pas maintenant. A bon entendeur..., salut!

 

Depuis quelques mois, la communauté internationale, la France de Sarkozy et la Cedeao ont pris sur elles, avec les rebelles, d'installer par la force Ouattara au pouvoir à l'issue d'une élection qu'il a perdue, dans les urnes. Ainsi, le pays est devenu l'asile de tous les renégats de la terre, agissant dans l'ombre. Mais depuis quelques jours, la brume épaisse qui enveloppait leur forfaiture en gestation commence à s'éclaircir. Votre journal lève un pan de voile:

Le 27 décembre 2010 une réunion des comploteurs s'est tenue de 20h25 à 23h06, à Abobo Plateau Dokui

Chez Adama Sanogo, plus précisément au domicile de son épouse Mme Claire Budapest.
.
A cette réunion, étaient présentes 21 personnes.

L'objet : Une planification générale d'attaque sur Abidjan :

a/ 1er bataillon : le commis à l'action ce jour-là était un certain Dosso, appuyé par Lamine.

b/ 2ème bataillon, ancien camp Akouédo, attaque dirigée par M. Kassoum appuyé par Dominique.

c/ Agban sera attaqué par M. Koné qui sera appuyé par Colombo.

d/ La télévision sera attaquée par St Clair appuyé par Nicolas.

e/ La radio sera prise par BM, appuyé par Oumar.

f/ Le Palais sera attaqué par M. Souleymane, appuyé par M. Jacques.

g/ La Résidence sera attaquée par Inza, appuyé par M. Dany Amer.

h/ Le Camp commando sera attaqué par Ahmed.

i/ La Gendarmerie, la Brigade de recherche et la préfecture de police attaquées par Doumbia.

La nuit d'avant, ils avaient fait la reconnaissance du domicile de Bertin Kadet, Emile Guiriéoulou, Blé Goudé. Le top départ sera donné par le blocage des deux ponts par les chars français.
Nous savions aussi qu'après l'attaque de N'Dotré, ils se sont leurrés, en croyant que Gbagbo passait ses nuits sur la route d'Agboville. Ainsi, un camion « UN 8564 » bourré d'armes avait pris la route d'Agboville. Avec un soldat de la Licorne déguisé en journaliste reporter. Il est bloqué à N'Dotré, où se trouvaient des assaillants mêlés à la foule, ils ont tenté de corrompre le jeune gendarme en faction avec 100.000 F. Tentative vaine, le jeune réclamait une feuille de mission ou un ordre de ses supérieurs. « Même pour 1 million, je ne vous laisserai pas passer ».

Réunion à Bouaké le 28 janvier 2011. De 18 h 25 mn à 23 h 22 mn.

Etaient présents :


Chérif Ousmane, Alassane du Burkina, Koné Zacharia, BM de Guiglo, Ahmed d'Abidjan-Abobo, Kaboré de Korhogo, Dramane de San Pedro, Diakité d'Abobo, Gaoussou (un officier venant du Burkina, arrivé spécialement pour diriger les opérations à Abobo). Capitaine Sékou Konaté, Malien, venu spécialement pour prendre la tête des éléments de Gagnoa, 3 Casques bleus, 5 Licornes.

Au cours de cette énième réunion, Koné Zacharia s'est interrogé sur le projet de prendre Abobo pour en faire une base des rebelles. La réponse de Diakité, responsable d'Abobo a été, on ne peut plus claire, nous attendons la fin du couvre-feu.

Toujours, au cours de cette même réunion, Chérif Ousmane se disait prêt à déclencher les hostilités à Yamoussoukro le mardi 8 février à 4 heures du matin. Quant à Eddy de Danané et Fofana de Man, joints au téléphone, ils se disent prêts pour prendre Bangolo, Duékoué pour progresser à Daloa.

Le 6 février à Korhogo

16 véhicules de l'Onuci sont venus décharger à la gendarmerie de Korhogo des treillis et des munitions. Dans cet arsenal, se trouvaient 30 mitrailleuses. La caserne de gendarmerie sert aussi de parking à 20 cargos de l'Onuci, détachés pour transporter les éléments rebelles dans les villages environnants.

5 hélicoptères ont été chargés de transporter des éléments sur Abidjan. Ils ont été déposés au 43e Bima et par la suite ventilés sur leurs sites d'Abobo, Port-Bouët II, Adjamé, Adjouffou, Dabou, et San Pedro.

A Cocody Danga, les rebelles de Ouattara avaient logé sur place 10 mercenaires commis pour attaquer le domicile du Général Mangou.

25 autres mercenaires qui devaient s'attaquer à la télévision ivoirienne de 20 h à 4 h du matin, s'y trouvent encore avec les 10 premiers.

Au 30 janvier 2011, voici les effectifs des éléments présents à Korhogo:

Venant du Burkina:

48 mercenaires (Cedeao) et 325 recrues.

Venant du Mali:

25 mercenaires (Cedeao) et 340 recrues. Parmi ces éléments 50 mercenaires et 260 recrues ont été déversés à Abobo. Ils ont été logés au Pk 18, derrière rail et Anyama.

Au 30 janvier toujours, les éléments chargés de l'attaque du 8 février à Yamoussoukro, selon Chérif Ousmane, étaient au nombre de 715.

Pour San Pedro, 625, Gagnoa; 440 selon Zacharia Koné.

SORO GUILLAUME REBELLE IVOIRIEN.png

Le 16 janvier s'est tenue une réunion secrète au 43ème Bima de 11h à 13h.

Etaient présents Koné Zacharia, Bm, Ahmed Inza Laciné, 14 Licornes, 7 Casques bleus, un certain Diarrassouba, Chérif Ousmane de Bouaké, commandant Losseni Fofana de Man, Eddy Com-zone de Danané, Koné Issiaka chargé des jeunes parqués au mouroir du Golf Hôtel, Moussa Dosso chargé de la sécurité du président Ouattara, Ibrahim Konaté, Directeur de société. L'objectif principal de la réunion c'était de galvaniser le moral de leurs troupes qui commençaient à s'inquiéter des promesses financières non tenues et aussi des tergiversations de leur président et ses commanditaires.

C'est au cours de cette réunion que pour la première fois, on a parlé de morts et c'est Zacharia Koné qui sans détours, à dit: « Ceux qui sont morts au Golf sont morts, ceux qui sont morts à Abobo sont morts. Prenez courage».

A Bouaké, réunion secrète le 25 janvier de 23 heures à 3 heures du matin.

Etaient présents, un certain Victor (celui qui convoie les armes et les mercenaires venus de l'Amérique du Sud; Tuo Fozié (qui semble avoir repris du service) Chérif Ousmane de Bouaké, Losseni Fofana de Man, Eddy de Danané, Koné Zacharia, Bm. La rencontre avait pour objet, la présentation de matériels de guerre fournis par divers pays, membres du complot.


France:

• 335 mitrailleuses de portée 15,9 mm dotées d'un canon latéral 40 m de missile

  • 325 colis de tente (bivouac)
  • Un lance-flamme de portée 500 m.


Burkina Faso:

• 520 colis de Kalachs plus (+) munitions

  • 250 caisses de mitrailleuses


• 25 cargos militaires de transport de troupes

  • 2 chars de combat.


Mali:

  • 660 Kalachs plus (+) munitions


• 420 cartons de treillis plus (+) chaussures pataugasses

  • 2 chars de combat.


Onuci:

• 81 véhicules, repeints en couleur des Fds

Réunion du 10 février dernier au Golf Hôtel, de 20 h à 2 heures du matin.

Cette réunion avait pris l'allure d'un tournant décisif dans l'organisation du complot. :

Etaient présents, Soro Guillaume, Ahmed Bakayoko, M. Carlos (?) représentant de Sarkozy, Koné Zakaria, Shérif Ousmane, Capitaine Donald représentant le Général Beth, Ambassadeur de France au Burkina Faso, Coordonateur de l'attaque en préparation, capitaine Mohamed représentant le Gal Palenfo, Inza, Bm, Ahmed, les sempiternels exécutants des basses besognes, M. Victor, fameux et mystérieux convoyeur d'armes et de mercenaires sud- américains.

Fofana Losseni de Man, le Cema des rebelles Soumaïla Bakayoko, Souleymane, lui représenterait l'ancien ministre Ouédraogo Emile, chargé du suivi de la rébellion pour le compte de Blaise Compaoré, 2 éléments blancs de l'Onuci (Casque bleu) venant de Sebroko, Eddy de Danané, Konaté Sekou, officier capitaine Malien, le maire d'Abobo, Adama Toungara, le chef des dozo de Duékoué, le vieux Moussa, Kassoum, un autre officier du Burkina Faso, Cheick Chérif, le tuteur des rebelles d'Abobo, Diabaté le mobilisateur d'Abobo, Coulibaly, le chef zone de Dibobli.
La réunion était dirigée par Soro Guillaume. D'entrée de jeu, il remercia les participants pour leur courage et ce qu'ils font pour la Côte d'Ivoire. Après avoir auparavant demandé une minute de silence, on ne sait trop pourquoi? Cependant, il parlera d'un coup qui les affecterait beaucoup, mais néanmoins leur demandera de ne pas baisser les bras, convaincu que le pouvoir sera bientôt à eux. Mais la nouvelle du jour, fut comme une douche froide pour cette assemblée.

C'est Soro qui parle: «Le président Alassane Ouattara est dans un état critique en France. Son docteur vient de m'appeler. Pour le moment, il sera remplacé par le Général Palenfo qui était au Sénégal et est présentement au Burkina, il viendra le dimanche (note de la rédaction: dimanche 13 février...)»

Voici l'essentiel de cette réunion dite secrète, qui n'est rien d'autre qu'un secret de polichinelle.
S'agissant de l'absence remarquée de Wattao et de Morou, Soro déclarera qu'après avoir pris un coup qu'ils seraient dans une clinique à Paris.

Concernant Palenfo, selon des sources burkinabé, le Général serait effectivement arrivé à Ouagadougou mais a finalement renoncé à son voyage de Bouaké. Il serait reparti à Dakar, au Sénégal, où Soro l'a rejoint.

En effet, la situation à Bouaké serait très délétère:

Plusieurs accrochages entre les mercenaires qui ont envahi la ville et les anciens rebelles des Fafn ont eu lieu. Des attaques à l'arme blanche contre les mercenaires étrangers sont devenus monnaie courante dans la ville. Les anciens rebelles dit-on, ne veulent pas des mercenaires venus d'ailleurs pour détruire leur pays et repartir tranquillement chez eux.

Les chefs de fil de ce mouvement seraient Tuo Fozié, Vetcho, Fofié qui seraient totalement opposés à ces étrangers à Bouaké. Ces derniers auraient pour soutien le seul Shérif Ousmane.

Pour revenir à la réunion du Golf, les responsables des rebelles sous la dictée de Soro auraient créé 3 grands groupes.

Le premier groupe serait basé à Abobo, à Anyama et à Adjamé. Il sera dirigé par Koné Zackaria.

Le 2ème groupe sera basé à Yamoussoukro et sera dirigé par Shérif Ousmane.

Le 3ème groupe sera basé à San Pedro et sera dirigé par IB.

Le mercenaire Victor, fournisseur d'armes a confirmé sa disponibilité de leur fournir toutes sortes d'armes dont ils auraient besoin. Quant à M. Carlos, représentant de Sarkozy, leur a confirmé une fois de plus tous les encouragements et la disponibilité de Sarkozy et de Chirac pour atteindre leur objectif.

Le dernier intervenant fut le très loubard ministre de l'Intérieur du gouvernement du Golf, Ahmed Bakayoko qui a tenu les propos ci-après :

« Je vous prie de regarder dans Le Quotidien n°065 du mardi 22 novembre 2009. J'étais à un meeting à Korhogo et à l'époque, j'étais le Directeur adjoint national de campagne d'Ado chargé de la jeunesse.

J'avais déclaré haut et fort que rien ne se fera dans ce pays sans nous. Ceux qui ont pris mes propos pour de la plaisanterie ont vu; ceux qui veulent jouer avec ça maintenant verront. Le Rdr a les moyens de faire tomber le ciel sur la tête des Ivoiriens si l'honneur d'Alassane est bafoué.

Nous comptons donc sur vous pour le combat pour notre cher beau pays ». Voici les quelques propos ubuesques d'Ahmed Bakayoko.

ALASSANE OUATTARA 2.jpg

Réunion du 11 février 2011 au 43ème Bima

Cette fois-ci, ce sont les chefs de guerre qui se sont retrouvés. Il y avait Ib, Zackaria Koné, Shérif Ousmane, Eddy de Danané, Inza le tueur à gages, Losseni de Man, Bm de Guiglo, Ahmed et Diakité d'Abobo, Coulilaby de Dibobli, le Lieutenant-colonel à la retraite Fofana de Bingerville.

La réunion a été dirigée par Ib qui a exprimé d'entrée de jeu son scepticisme à propos de l'attaque d'Abidjan en posant deux problèmes.

Le 1er problème, sur l'effectif réel des assaillants présents à Abidjan.

Le 2ème problème, sur le nombre de maisons disponibles pour rétablir une base réelle à Abobo.

Le représentant d'Abobo, Diakité aurait affirmé que le maire aurait mis à la disposition de la rébellion trois de ses maisons: deux à Abobo et une à Anyama.

Quant à Zackaria, il aurait affirmé que les dates des attaques seraient communiquées ultérieurement à une réunion à Bouaké.

Eddy de Danané déclara qu'il a des armes, des éléments et pas de munitions.

Réunion du 13 février 2011 à Yamoussoukro

Toujours présents: Inza, Cheick, Shérif, Bm, un certain Mouminy, capitaine Sékou Diabaté de Gagnoa, Doumbia le représentant de Shérif Ousmane. C'est Doumbia qui a dirigé la réunion. Il a dit être venu à Yamoussoukro pour introduire les chefs rebelles de Bouaké à Yamoussoukro. Le chef s'appellerait Kalifa et les éléments seraient au nombre de 415. Ceci pour préparer l'attaque de Yamoussoukro du 16 au 18 février à 4 h du matin. Cette attaque sera dirigée par Shérif Ousmane lui-même.

Le même jour, le capitaine Sékou Diabaté attaquera Gagnoa à la même heure.

Une autre attaque serait dirigée entre le 18 et le 21 février, à Abobo par Ib.

Dans cette même période entre vendredi et samedi, il y aura une attaque du corps de génie récemment installé à Adjamé et à la Caserne des Sapeurs-pompiers. Dans cette caserne, selon leur source infiltrée, sont planquées 400 kalaches que les rebelles veulent prendre.

Enfin, selon des sources patriotiques bien informées, le camp commando d'Abobo serait dans leur collimateur avec la complicité d'un gradé de ce camp. Comme on le voit, les assaillants n'ont pas baissé les bras. Ouattara continue de narguer la République en stockant des armes. Et en planifiant des attaques imminentes.

Quelques exemples d'arsenal disséminés à travers le pays:

A Sassandra ville, ils ont stocké :

394 kalachs

18 mitrailleuses

3 A52

600 treillis militaires

325 chaussures lèkè

Carrefour 26 :

201 kalachs

7 mitrailleuses

230 chaussures lèkè

60 treillis militaires

Moribadougou

197 kalachs

14 mitrailleuses

12 lance-roquettes

2 A52

70 treillis

60 chaussures lèkè

Cette liste n'est pas exhaustive. Nous vous fournirons d'autres détails sur cet arsenal de la mort que Ouattara et ses hommes ont ventilé à travers le pays.

Bouaké particulièrement est devenu un gigantesque dépôt d'armes, mis à la disposition de renégats prêts à mettre le pays à feu et à sang comme le disait Ahmed Bakayoko.

 



Ange-Marie Ibo Djêgba

 

Source: Quotidien LE TEMPS du 18 février 2011

11:49 Écrit par Bermudas Weed | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg