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vendredi, 31 janvier 2014

Haïti veut rejoindre l'Union Africaine

Laurent Salvador Lamothe

Invité au 22e sommet de l' Union africaine (UA) tenu à Addis-Abeba en Ethiopie, le Premier ministre haïtien Laurent Salvador Lamothe a demandé lors de la cérémonie d'ouverture jeudi de ce rendez-vous prévu pour deux jours, l'admission de son pays au sein de l'organisation panafricaine arguant des liens de sang entre Haïtiens et Africains.

« Quoique situé en Amérique, Haïti a toujours clamé haut et fort son appartenance africaine. Tous les héros qui se sont battus pour la révolution de 1804 ont été des descendants d'esclaves », a déclaré le Caribéen dans un long discours d'évocation historique face à une trentaine de chefs d'Etat africains présents dans la capitale éthiopienne.

Première République noire indépendante du monde, Haïti est aussi le seul pays francophone indépendant des Caraïbes. Ceci aprè s avoir « le théâtre du combat contre l'esclavage, l'oppression et l'avilissement humain », a rappelé Laurent Lamothe, qui s'est ré joui de ce que « un siècle et demi plus tard, ce flambeau allumé s' est étendu sur tout le continent africain ».

Présentant le continent noir comme « une opportunité pour Haïti » et Haïti comme « une belle ouverture de l'Afrique vers l'Amérique », l'hôte des dirigeants africains s'est félicité d'être « le premier chef de gouvernement haïtien à prendre la parole à l' occasion d'un sommet de l'Union africaine, sur la terre ancestrale ».

Il a demandé une révision de l'Acte constitutif de l'organisation panafricaine pour « permettre à Haïti d'y adhérer pleinement », une demande ayant soulevé des salves d' applaudissements dans la salle mais qui apparaît comme de simples belles paroles difficiles à recevoir un écho favorable de la part de l'UA.

Note. Haïti avait, par le passé été admis à l'UA d'abord comme «pays observateur» puis en 2012 comme«membre associé»

07:56 Écrit par Bermudas Weed | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

mardi, 28 janvier 2014

Cameroun. Nouveau gouvernement: L'entrée du Sdf se précise

Fru Ndi et Paul Biya

Le sujet a été au centre des débats lors de la réunion du Nec samedi dernier à Bamenda.  Le parti de Fru Ndi qui dit craindre que le Cameroun ne sombre dans le chaos, lorsqu’il  pose un certain nombre de conditions pour son entrée dans le gouvernement.

Sur les 09 points à l’ordre du jour de cette toute première réunion de l’exécutif national du Social democratic front de la nouvelle année tenue ce samedi 25 janvier a Bamenda, l’on retiendra surtout le fait que les membres de cette instance du parti de la balance ont évoqué pour une première fois l’entrée oui ou non du parti dans le prochain gouvernement.

Ce débat, précise notre source, a eu lieu au sixième point consacré à l’actualité nationale. Les membres du Nec se sont penchés sur le discours du chef de l’Etat à la nation le 31 décembre 2013. D’après Joshua  Oshi, premier vice président national du parti,  «le président Biya  a fait dans ce discours, le constat de son incapacité à gouverner le Cameroun  et invite l’opposition à venir l’aider à gouverner». On se demande donc si ces propos du vice président national du Sdf se posent comme une main tendue du régime Rdpc vers le Sdf. Une source en interne du parti  indique que le  Sdf aurait mis sur pied une commission pour  examiner tous les aspects de ce  sujet.  La même source précise que les personnes  qui composent cette commission  se seraient réunies hier dimanche 26 janvier avec le chairman à la résidence de Ntarikon.

Notons que lors de ces assises, le Sdf a évoqué pour le déplorer,  le gouvernement pléthorique actuel.   La Nouvelle Expression  va apprendre que  Le Sdf  pose comme  condition pour son éventuelle entrée dans gouvernement  trois points : la réduction du nombre de postes  ministériels à 20 ; la suppression des postes des secrétaires d’Etat ;  et surtout le parti de Fru Ndi exigerait cinq postes ministériels sur les 20.  Joshua Oshi précise que «toutes les tares que le chef de l’Etat  a citées dans son discours sont les  mêmes que le président national du Sdf souligne depuis 20 ans. Aujourd’hui, le président Biya comprend que le Sdf a raison. Il a dit lui-même qu’il faut un plan d’urgence, ce plan d’urgence c’est sa démission et ensuite il y’aura des élections et les camerounais vont opérer leurs choix.» 

Soulignons que pour ce premier Nec de l’année, le Sdf est également revenu sur les scrutins qui ont eu lieu en 2013. «Sur ce fait le parti va continuer le combat pour un scrutin libre et transparent en exigeant un bulletin unique», précise Elimbi Lobe, secrétaire national adjoint a la communication, qui souligne que «le Nec a regretté le leadership  que le chef de l’Etat du Tchad exerce en Afrique centrale  précisément parce que la diplomatie camerounaise est en hibernation. Elle est caractérisée par l’absentéisme que d’aucuns qualifient de sagesse. Mais nous nous rendons compte que la voix du Cameroun ne compte plus. »
 
Fru Ndi craint la déstabilisation du Cameroun par les Boko Haram
 
L’autre temps fort de ce Nec a été la cérémonie des vœux de nouvel an du chairman Ni John Fru Ndi. Dans son discours introductif, Elisbeth Tamajong secrétaire national du Sdf a brossé  les grands événements de l’année écoulée.  Elle a tenu à saluer les efforts des militants pour les différents résultats obtenus lors des différents scrutins. «Nous sommes passés de 15 députés en 2007 à 18 en 2013, de 21 communes en 2007  a 24 en 2013 et 14 sénateurs en 2013 malgré les conditions dans lesquelles le scrutin s’est déroulé»

Le chairman dans ces propos a tenu à remercier tous ses collaborateurs tout en les appelant à plus de vigilance pour le bien du pays.  « Le Cameroun est une bombe à retardement», précise Fru Ndi qui soutient qu’il existe des militants de la secte islamique Boko Haram en nombre au Cameroun, en invitant le gouvernement à  prendre des mesures nécessaires pour éviter que le pays ne sombre.  

Frederic Takang

07:35 Écrit par Bermudas Weed | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

Nouvelle frappe américaine en Somalie

Shebabs Somalie

Pendant que les forces françaises mènent des "opérations de contre-terrorisme" au Sahel, les Etats-Unis s’intéressent plus particulièrement à la Somalie, pays où sont actifs les jihadistes des milices Shebabs, proches d’al-Qaïda.

Ainsi, le 28 octobre, une frappe aérienne effectuée par un drone tua Ibrahim Ali Adbi, alias Anta-Anta, près de Jidlib, à environ 350 km au sud de Mogadiscio. Cet individu était soupçonné d’avoir joué un rôle actif dans la préparation de plusieurs attentats suicides commis contre les autorités somaliennes et les forces de l’AMISOM, la force de l’Union africaine déployée dans le pays pour justement combattre les milices shebabs.

Quelques jours plus tôt, les forces spéciales américaines – des Navy Seals – tentèrent, sans succès, de neutraliser Abdulkadir Mohamed Abdulkadir alias “Ikrima” à Barawe, dans le sud de la Somalie. Chef des jihadistes étrangers intégrés aux Shababs, ce kényan d’origine somalienne est notamment recherché pour avoir participé à la planification des attentats contre les intérêts américains à Nairobi et Dar es Salaam, en 1998.

Visiblement la région de Barawe intéresse tout particulièrement les Etats-Unis puisque ces derniers, selon des responsables américains, y ont effectué une nouvelle frappe, le 26 janvier, au lendemain d’un appel des dirigeants des milices Shebabs à intensifier les attaques contre les troupes de l’AMISOM.

“L’armée américaine a lancé une attaque aérienne en Somalie, visant un homme que Washington pense lié à al-Qaida et aux milices islamistes des Shebabs”, a ainsi affirmé l’un d’eux. Quant à savoir l’identité de la“cible”, aucune précision n’a été donnée, si ce n’est qu’elle est traquée par les Etats-Unis “depuis des années”. Cela étant, il est probable que l’homme visé par cette frappe soit à nouveau Ikrima.

La région de Barawe pourrait justement être le prochain objectif de l’AMISOM. L’action de la force de l’Union africaine, conjuguée à celle des troupes éthiopiennes, a déjà permis de chasser les miliciens shebabs de la plupart de leurs bastions, même si ces derniers contrôlent encore de vastes zones rurales.

Or, la prise de Barawe, où sont implantés des camps d’entraînement de jihadistes, permettrait de couper l’approvisionnement par la mer des milices shebabs et d’unifier les zones contôlées par l’AMISOM, de l’extrême-sud du pays jusqu’à Mogadiscio. Pour le moment, cette opération n’a pas pu se faire à cause du manque d’effectifs de la force de l’Union africaine, qui compte 17.000 hommes venus de l’Ouganda, du Kénya, du Burundi, de la Sierra Leone et de Djibouti.

Cela étant, le 22 janvier, l’AMISOM a intégré dans ses rangs les 4.400 soldats éthiopiens déployés en Somalie depuis novembre 2011 justement pour combattre les milices shebabs. Ces derniers seront responsables des régions de Bay, Gedo et Bakool (toutes deux frontalières avec l’Ethiopie).

Par ailleurs, le Pentagone a mis en place une “cellule de coordination” à Mogadiscio afin de “soutenir l’AMISOM et les forces de sécurité somaliennes, accroître leurs capacités et promouvoir la paix et la sécurité dans toute la Somalie et la région”. Une équipe d’au moins 5 militaires américains, est opérationnelle depuis decémbre.

 

B.weed@ivoireblog.ci

07:34 Écrit par Bermudas Weed | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg